Le nombre de dossiers de fraude fiscale grave a augmenté de plus de 50%

Escroqueries, abus de biens sociaux... sont parmi les plus représentées des criminalités sous-jacentes du blanchiment
Escroqueries, abus de biens sociaux... sont parmi les plus représentées des criminalités sous-jacentes du blanchiment - © Tous droits réservés

Escroqueries, abus de biens sociaux ou encore traite des êtres humains, ça rapporte gros... Les dossiers liés aux fraudes fiscales graves pour blanchir de l'argent sale ont augmenté de 50% l'an dernier, d'après la Cellule de traitement des informations financières (CTIF).

Selon celle-ci, il y a d'une part une meilleure communication des acteurs financiers. Les établissements de crédits, la Banque nationale et les notaires transmettent plus facilement les informations.

Mais y a-t-il plus de criminels et donc plus d'argent blanchi ? Sans doute, mais il est difficile de répondre à cette question. Par contre, la CTIF a remarqué que les dossiers étaient de plus en plus complexes, et internationaux.

"Il y a de plus en plus de gros dossiers et il y a de plus en plus de dossiers complexes qui sont internationaux, indique Jean-Claude Delepière, président de la CTIF. C'est là-dessus qu'il faut effectivement cibler les priorités, il faut voir quel est le danger de ces dossiers au-delà du cas concret lui-même. Je crois que c'est vers cela que l'on doit travailler, parce que c'est ça la réalité des choses."

Une professionnalisation des criminels semble donc se profiler et les montants détournés sont aussi plus importants.

Et parmi les différents types de criminalité identifiés par le rapport, on retrouve notamment des abus de biens sociaux, des escroqueries, des infractions lors des faillites, mais aussi du trafic liés aux êtres humains, une activité apparemment lucrative pour ses organisateurs… L'argent blanchi dans ce cadre provient notamment de trafic de main d'œuvre clandestine et de l'exploitation de la prostitution.

En 2014, pas moins de 1131 nouveaux dossiers ont été transmis par la CTIF à la Justice. Le montant total de ces transactions frauduleuses présumées s'élève à 786 millions d'euros, même si elles n'aboutissent pas toujours à une condamnation.

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