Raoul Hedebouw: "Le PTB est prêt à gouverner dans les communes s'il n'est pas la 5e roue du carrosse"

Raoul Hedebouw: "Le PTB est prêt à gouverner au niveau communal tant qu’il n’est pas la 5e roue du carosse"
Raoul Hedebouw: "Le PTB est prêt à gouverner au niveau communal tant qu’il n’est pas la 5e roue du carosse" - © DIRK WAEM - BELGA

Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, n'accepte pas qu'on qualifie son parti "d'extrême-gauche" : "Le PTB n’est pas un parti extrémiste, je préfère "gauche radicale". C’est un parti marxiste. Espérez étouffer le débat en utilisant tous les "-iste" imaginables, c’est une cause perdue pour le Premier ministre."

Selon lui, c'est un comble de le comparer au président américain, car ce serait plutôt Charles Michel qui applique une politique "à la Trump": "Quand on voit ce qu’il fait avec la N-VA au niveau de la criminalisation de l’étranger. Quand il donne raison à l’ensemble des extrêmes-droites européennes pour faire des pushback."

Coalition communale, pas fédérale

Raoul Hedebouw est convaincu que son parti "pèse sur le paysage politique belge" : "Le MR a la trouille en voyant enfin une force de gauche conséquente qui ne va pas aller faire des petits compromis qui ont devenir des compromissions comme l’a fait la pseudo-gauche depuis 25 ans. On tente d’éradiquer cette montée en allant criminaliser un parti. Je leur dis que ça ne marchera pas, les gens en ont marre."

La figure de proue du PTB déclare ne pas vouloir participer à une majorité au niveau régional et fédéral dans l'état actuel des choses. "On a besoin d’avoir des partis qui sont en rupture avec l’austérité européenne et je dois constater qu’il n’y en a pas beaucoup."

Il espère également que la poussée du PTB dans les sondages va faire changer des partis. "Dans l’état actuel des choses, ce n’est pas possible de participer à un gouvernement régional et fédéral. Si c’est pour voter la chasse aux chômeurs, la privatisation à venir de la SNCB."

Cordon sanitaire

Au niveau communal, par contre, le PTB est prêt à assumer ses responsabilités: "Le PTB est ouvert pour participer à des majorités  tant qu'il n'est pas la 5e roue du carrosse."

Il indique que son parti travaille à sa percée dans les grandes villes wallonnes, bruxelloises et anversoises. Il cite l’exemple d’Herstal.

Le cdH a pour sa part déclaré qu’il voulait installer un cordon sanitaire autour du PTB. "On est ouvert aux discussions, si d’autres partis ferment la porte, c’est leur affaire", réagit Raoul Hedebouw. "Le PTB n’était présent que dans 7 à 8 communes il y a 3-4 ans. Le défi majeur pour le PTB est de s’implanter dans des villes où il était absent, comme à Verviers, à Namur, à Huy, à Tournai."

>>> Lire aussi : Le PTB saisit le Conseil de l'Europe pour récupérer une partie de sa dotation

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK