Un seul athlète francophone aux JO d'hiver: "Plus d'infrastructures côté flamand" justifie Rachid Madrane

Rachid Madrane, ministre des Sports dans le Grand Oral: «J’ai dû faire le boulot ingrat»
Rachid Madrane, ministre des Sports dans le Grand Oral: «J’ai dû faire le boulot ingrat» - © Tous droits réservés

Ministre de l’Aide à la jeunesse mais aussi des Sports dans le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane est ce samedi 10 février l’invité du Grand oral RTBF/Le Soir sur La Première. Il commente notamment la composition de la délégation belge aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang en Corée du Sud, avec un seul athlète francophone et un autre absent car blessé.

Pour le Ministre socialiste, deux raisons à cette piètre présence francophone dans la délégation belge : "D’abord, du côté flamand, il y a plus d’infrastructures, des pistes de ski et des patinoires. Ensuite, nos amis flamands sont très influencés par ce qui se passe aux Pays-Bas, comme le patinage de vitesse", explique Rachid Madrane qui poursuit : "En outre, il n’y a que deux fédérations reconnues en FWB qui peuvent envoyer des athlètes aux JO des sports d’hiver, le ski et le patinage artistique".

Des exemples francophones

Et le Ministre de s’étonner : "On a quand même nous les Francophones une fâcheuse tendance à s’autoflageller. On a la meilleure athlète du monde, Nafissatou Thiam, on a un joueur de tennis qui est septième joueur au monde, tous deux sous contrat avec la Fédération Wallonie-Bruxelles… "Il cite encore d’autres exemples avant d’ajouter : "Un moment, il faut retomber les pieds sur terre. Il y a une histoire. Ce n’est pas une question de priorités. Depuis que je suis là, personne ne m’a dit dans mon bureau : Monsieur le Ministre, il faut plus de moyens dans les sports d’hiver. Jamais !".

Le bilan du Ministre

Qu’avez-vous envie que l’on dise de vous à la fin de cette législature ? Rachid Madrane répond : "Il a fait de son mieux. En effet, j’ai dû faire le boulot ingrat. En arrivant, j’ai découvert un fonds des sports qui était vide. C’est la première fois que l’ADEPS était quasi en cessation de paiement. On a puisé dans ce fonds pendant 10 ans pour financer plic-ploc un tas d’activités." Une critique adressée à ses prédécesseurs : à René Collin mais surtout à André Antoine, tous deux cdH. 

Il poursuit : "Moi quand j’arrive, ça fait 23 ans qu’il n’y a plus eu un ministre bruxellois aux sports. Et sur un terrain de 4 hectares et demi, abandonné depuis 14 ans, on va en faire un nouveau centre ADEPS". "Peut-être qu’on retiendra que j’ai essayé d’avancer dans les infrastructures à Bruxelles", conclut-il en se félicitant.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK