Rachid Madrane à la présidence du PS bruxellois? "Si le parti me sollicite, je suis à sa disposition"

A la Région bruxelloise, le casting fait grincer des dents. Rachid Madrane a été élu président du Parlement Bruxellois mais il reste aussi ministre de l’Aide à la Jeunesse et des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Bureau du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a annoncé mardi de ne pas convoquer de séance plénière pour débattre de ce cumul.

"C’est une belle surprise, un honneur, une fierté de pouvoir incarner cette institution parlementaire qui est quand même importante dans une démocratie participative. Je vais incarner Bruxelles comme président d’une assemblée, ce n’est pas rien, et c’est vraiment pour moi un grand honneur et un nouveau challenge. Chaque fonction qu’on a la place d’occuper est un privilège. Moi qui suis très attaché à Bruxelles et nos institutions démocratiques, c’est vraiment un grand privilège."

Ce n’est pas une erreur, c’est prévu par les lois spéciales

Mais il y a cette question du cumul, qui n’a pas très bonne presse. "J’avais présenté ma démission de la Fédération dès que j’ai appris que j’allais occuper la fonction de président au Parlement bruxellois. Il se fait qu’au sein du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il faut qu’il y ait toujours un Bruxellois qui soit représenté. Ce n’est pas une erreur, c’est prévu par les lois spéciales, c’est autorisé. Et vous avez bien compris que je renonce au salaire de ministre. Le législateur à l’époque, dans la loi spéciale de 1989 avait prévu ce cas de figure en disant que l’on peut occuper, le temps de la formation d’un gouvernement, une fonction dans une autre assemblée et continuer à gérer les affaires courantes. Mais la période ne peut pas excéder 6 mois."

Il insiste : "Je ne cumule pas les salaires, j’assume cette fonction dans l’intérêt de nos institutions, dans l’intérêt du pays, de la Fédération Wallonie-Bruxelles."

Aux élections du 26 mai dernier, Rachid Madrane a fait de très bons scores en arrivant 2e à la Région bruxelloise après Rudy Vervoort. "En politique, il faut faire émerger une nouvelle génération. Laurette Onkelinx l’avait annoncé, aujourd’hui on a une nouvelle génération qui émerge. On considère que j’ai de l’expérience et que je peux rassembler, que je suis consensuel et que donc je peux présider. Je remercie d’ailleurs tous les députés qui m’ont fait confiance."

"Opacité bruxelloise"

Jeudi dernier, Nadia El Yousfi, députée bruxelloise, a claqué la porte du groupe socialiste. La Forestoise siège depuis comme indépendanteElle dénonce "l’opacité de Laurette Onkelinx et de la direction du PS bruxellois

"Je ne vais pas commenter le choix posé par Nadia. Je la connais depuis des décennies. Mais j’avoue avoir été étonné par son choix, qui lui appartient. Mais je sais qu’elle avait l’air contente après les élections et elle a aussi remercié Laurette par écrit pour les fonctions qu’elle allait occuper en plus de son mandat de député à la Fédération Wallonie-Bruxelles, au Sénat."

Selon Nadia El Yousfi, le PS bruxellois a écarté des gens qui ont fait de bons scores et s’étonne du casting ministériel. "Il y a plein de gens de grande qualité. Je défends la parité homme femme. Je n’ai ni remords, ni regret, je salue ce qui a été fait. Je peux comprendre l’amertume des uns et des autres parce qu’ils n’ont pas obtenu tel ou tel mandat supplémentaire. Mais il y a beaucoup d’élus."

Présidence du PS bruxellois

Finalement, Rachid Madrane fait partie des pressentis pour succéder à Laurette Onkelinx à la présidence du PS bruxellois. Mais est-il candidat ? Il ne répond pas clairement à la question. "Si le parti me sollicite, je suis à la disposition du parti. Il y a d’autres noms cités par la presse qui m’apparaissent être de bons candidats. Mais ce qui est important, c’est qu’il nous faut une personnalité qui rassemble, qui puisse apaiser de la stabilité, qui puisse apaiser les crispations qui surgissent."

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