Qui sont les cinq principaux candidats à la présidence du MR ?

De gauche à droite : Denis Ducarme, Georges-Louis Bouchez, Philippe Goffin, Christine Defraigne et Clémentine Barzin.
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De gauche à droite : Denis Ducarme, Georges-Louis Bouchez, Philippe Goffin, Christine Defraigne et Clémentine Barzin. - © RTBF avec Belga

La campagne pour succéder à Charles Michel est bel et bien partie. Et c’est ce vendredi 16H que se clôturait l’appel à candidatures à la présidence du Mouvement réformateur.

Après Denis Ducarme, Georges-Louis Bouchez, Philippe Goffin, Christine Defraigne, se sont rajoutés ce vendredi, date limite de remise des candidateurs, Clémentine Barzin (députée bruxelloise), Michel Sanishvili (jeune MR d'Evere) et Michel Heremans (qui aurait déjà été candidat dans le passé). Les candidatures de ces deux derniers ne devraient pas être validées lundi par le Conseil du MR. A priori, ils ne rentrent pas dans les conditions prévues par les statuts.

La surprise de dernière minute, c'est donc bien Clémentine Barzin qui a déposé sa candidature peu avant la clôture. Il ne sont donc plus quatre, mais cinq principaux candidats dans cette course présidentielle. Denis Ducarme, Georges-Louis Bouchez, Philippe Goffin, Christine Defraigne et la surprise Clémentine Barzin. 

Cinq personnalités du parti qui devront encore attendre la validation de leurs candidatures par le Conseil du MR de lundi. Les membres du Mouvement réformateur seront ensuite invités à voter par correspondance. Le dépouillement des votes aura lieu le 12 novembre. Mais qui sont ces candidats à la tête du MR ? Portraits.

Denis, l’héritier de Daniel Ducarme

Denis, c’est d’abord le fils de Daniel Ducarme, l’ancien président et fondateur du Mouvement réformateur. De son père, il hérite de son sens du libéralisme et de sa voix.

Une voix grave reconnaissable parmi toutes au Parlement fédéral, là où il siège depuis 2003. Son style est théâtral et il aime jouer les provocateurs. Après avoir été chef de groupe du MR à la Chambre, il devient en 2016, ministre fédéral de l'Agriculture, des Classes moyennes, des Indépendants et des PME. Se qualifiant lui-même de " Francken wallon " pendant la campagne électorale, Denis Ducarme veut incarner un MR au centre sur les questions sociales, au centre-droit sur le plan économique et à droite sur le plan régalien notamment pour les matières liées à la sécurité.

Georges-Louis Bouchez, l’ambitieux

Âgé de 33 ans, le Montois Georges-Louis Bouchez veut incarner le renouveau du MR.

Omniprésent dans le paysage médiatique, le porte-parole du parti fascine comme il agace jusqu’au sein de ses propres rangs. Georges-Louis Bouchez n’a jamais caché ses ambitions d’abord sur les terres montoises face au socialiste Elio Di Rupo, ensuite en interne comme potentiel ministrable pour un éventuel poste dans un exécutif.

Le conseiller communal de l’opposition montoise lorgne désormais sur la présidence du Mouvement réformateur. Une nouvelle guerre interne s’annonce : le clan Bouchez face au clan Ducarme. Les deux hommes n’ont jamais dissimulé leur animosité l’un envers l’autre.

Philippe Goffin, le discret

Philippe Goffin pourrait créer la surprise. Sur papier, le bourgmestre de Crisnée peut paraître bien discret face aux autres candidats. Mais le Liégeois a d’autres atouts. Bourgmestre dans sa commune depuis 19 ans, il jouit d’une très grande popularité locale.

Depuis 2010, il siège au Parlement fédéral et a été président de la commission Justice ces cinq dernières années. Lui qui se dit être un libéral social pourrait déjouer les pronostics et incarner une autre voix au MR face à des adversaires peut-être plus clivants.

Christine Defraigne, l’effrontée

Christine Defraigne a annoncé la couleur. Elle ne compte pas perdre ces élections. L’ancienne présidente du Sénat et actuelle première échevine à Liège est ce qu’on appelle une rebelle dans son parti.

En coulisses, il se murmure que sa candidature à la présidence passe mal car, par le passé et à plusieurs reprises, elle s’est publiquement opposée à des mesures prises par le gouvernement Michel, comme les visites domiciliaires. Elle a vivement critiqué ceux de son parti qui se sont affichés avec des personnages qui font augmenter l’extrême droite en Flandre. Traduisez Denis Ducarme et Georges-Louis Bouchez. Christine Defraigne veut incarner un libéralisme progressiste ancré dans la modernité.

Clémentine Barzin, la surprise bruxelloise

Clémentine Barzin, 44 ans, est députée bruxelloise et conseillère communale à Bruxelles après avoir été collaboratrice de plusieurs ministres libéraux, dont Didier Reynders. Elue en mai dernier au parlement bruxellois avec 2121 voix, elle a donc déposé sa candidature dans la toute dernière ligne droite. Une candidature bruxelloise, la seule, pour ce poste de président(e) du Mouvement réformateur. 

Cette cinquième candidature renforce encore la probabilité de devoir organiser un deuxième tour à ces élections internes pour départager les candidats. 

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