Joachim Coens est élu nouveau président du CD&V 

Le verdict est tombé après le dépouillement d’un peu plus de 22.000 bulletins de vote : Joachim Coens est élu nouveau président du CD&V. Il remporte 53,12% des voix contre 46,8% pour le candidat malheureux à cette élection, Sammy Mahdi. Arrivé en tête du premier tour avec 26% des voix, Joachim Coens faisait figure de favori de cette élection.

Un homme d’affaires

L’homme, âgé de 53 ans, est actuellement bourgmestre de Damme, en Flandre occidentale. Cet ancien député flamand connaît bien le monde des affaires. Il est administrateur-délégué du port de Zeebruges et peut compter sur de solides soutiens au sein du parti. Son père, Daniel Coens, fut ministre dans plusieurs gouvernements entre 1979 et 1992.  Ingénieur civil de formation, il a par ailleurs derrière lui une carrière de cinq ans (1990-1995) dans le secteur de la construction à l'étranger (Dubaï et Europe de l'est).

Comme Sammy Mahdi, Joachim Coens souhaite conserver le "C" de l’ancrage chrétien. Ils se sont opposés tous les deux aux propositions de modifications de loi en matière d’euthanasie et d’avortement.

Joachim Coens a un profil d’homme d’affaires et s’inscrit davantage dans la longue lignée des présidents du CD&V que le président des Jeunes CD&V, Sammy Mahdi qui incarnait davantage l’idée d’un rajeunissement.

Du travail en perspective

Le nouveau président du CD&V n’aura pas le temps de souffler. Joachim Coens devra se jeter dans le bain des discussions menées par l’informateur royal Paul Magnette. Il défend la ligne du parti et plaide pour une mission conjointe entre Paul Magnette et Bart De Wever, le président de la N-VA. Le CD&V ne veut pas fâcher, et surtout ne pas lâcher, son partenaire au gouvernement flamand.

Le nouveau président devra également rendre au CD&V son succès d'antan. La tâche s’annonce compliquée. Le 26 mai dernier, le CD&V a connu le pire résultat électoral de son histoire. Avec seulement 12 sièges à la Chambre des représentants, les chrétiens-démocrates flamands sont désormais loin de leurs 18 sièges décrochés aux élections de 2014.

 

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