Qui est Jacques Brotchi (MR), le prochain président du Sénat?

"Je suis très touché et vraiment ému de cette décision". D'entrée de jeu, Jacques Brotchi exprime son état d'esprit, suite à l'annonce dont il fait l'objet, ce lundi après-midi. Il sera le successeur de Christine Defraigne à la présidence de Sénat. "Ce n'est pas une proposition qui se refuse, c'est un honneur, je remplirai cette fonction du mieux que je peux, de manière consensuelle, comme j'ai toujours dirigé ma vie".  

Qui est-ce?

Jacques Brotchi est né à Liège le 11 août 1942, il a 76 ans. Il réalise des études de médecine à l'Université de Liège où il apprend la spécialisation de neurochirurgien (au sein de l'ancien hôpital de Bavière, qui fermera entre 1985 et 1987). En 1981, le médecin alors âgé de 39 ans est appelé par l'hôpital Érasme pour y fonder le service de neurochirurgie dont il est resté patron pendant 26 ans, jusqu'à sa retraite, le 31 août 2007.

Sa carrière politique, quant à elle, commence en 2004. Âgé de 62 ans, le médecin est alors contacté par Louis Michel (MR). Le 8 juillet de cette année, le docteur devient sénateur et prête serment après avoir participé aux élections qui ont précédé. Depuis juin 2009, il est aussi membre du Parlement bruxellois et du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Faire des choix

Mais, président du Sénat et membre de deux parlements, cela ne fait-il pas beaucoup? "Je vais devoir abandonner certaines fonctions liées à ces rôles de parlementaires. On ne peut pas tout cumuler, on ne peut pas être partout. J'ai comme principe de remplir mes devoirs à fond et d'être présent là où je dois être". Conclusion: il restera député et continuera à participer aux débats en séance plénière, mais abandonnera ses fonctions de président de commission ou de membre de bureau. "C'est logique", conclut-il.

La semaine dernière, deux sénateurs N-VA affirmaient sur la chaîne flamande VTM, "Il y a simplement trop de politiciens professionnels dans notre pays". Et d'ajouter que leur fonction est à leur sens une fonction superflue. Puisqu'ils se sentent inutiles, Jacques Brotchi leur suggère de démissionner et de laisser leurs places à d'autres.

Inutile, le Sénat?

"Nous avons certes perdu un certain nombre de nos prérogatives suite à la dernière réforme de la constitution, nous ne siégeons plus comme une seconde chambre", confesse Jacques Brotchi. Il n'en reste pas moins que le Sénat garde selon lui une fonction essentielle: "Il se penche sur un certain nombre de problèmes de société et rédige des rapports, qu'il a le privilège de pouvoir appréhender dans le temps". Jacques Brotchi énumère quelques exemples: le rapport sur les particules fines et la pollution ou sur l'évolution de la médecine vis-à-vis de la numérisation et des nouvelles applications. 

Le Sénat se réunira le 14 décembre en séance plénière. Jacques Brotchi succédera à Christine Defraigne (MR) qui a démissionné du perchoir de la Haute assemblée pour devenir échevine, à Liège. Il reste donc peu de temps au nouveau président du Sénat pour mener des projets à bien vu l'arrivée des prochaines élections fédérales, en mai prochain. Dès lors, quels sont ses grands objectifs? "Il s'agit de garder le Sénat actif, car tout ne s'arrête pas avec le départ de Christine Defraigne. Il y a du travail en cours qu'il faut poursuivre. De nouvelles missions arriveront aussi, et je compte bien les prendre à bras le corps"

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