Qui détient vraiment le pouvoir à l'Agence fédérale de contrôle nucléaire?

Jan Bens, patron de l'AFCN est décrit comme humain et accessible mais trop conciliant.
Jan Bens, patron de l'AFCN est décrit comme humain et accessible mais trop conciliant. - © DIRK WAEM - BELGA

La question se pose à la lecture d'un audit qu'Ecolo s'est procuré. Un audit sur la gestion de l'AFCN. Il sera présenté vendredi au conseil d'administration de l'agence.

Tensions entre les différentes directions, patron trop conciliant, manque d'indépendance vis-à-vis du monde politique et économique… Les conclusions de l'audit sont sans concession,

Que dit exactement ce rapport ? Il dénonce un climat pour le moins nébuleux.  Avec cette question: qui détient vraiment le pouvoir ? Il existerait de véritables luttes de clans, des luttes de pouvoirs. Au comité de direction, la collégialité serait un mot peu connu. Chaque étage aurait quasi choisi l'autogestion. Les relations avec les syndicats seraient de la même eau. Délicates, très délicates.

Quant au patron de l'agence, Jan Bens, il est décrit comme humain, chaleureux et accessible mais trop conciliant. Il manquerait aussi d'autorité.

L’indépendance ? Quelle indépendance ?

Et puis arrivent les mots les plus lourds sur l'indépendance de l'agence. Il y aurait des doutes sur cette indépendance. Jan Bens invité hier de l'émission De Zevende Dag, à la VRT, défendait pourtant son indépendance. Il ne réagissait pas à l'audit mais à la  volonté allemande de fermer Doel 3 et Tihange 2

Les conclusions de cet audit s’appuient sur une série d'entretiens de deux heures avec des employés, des membres du comité de direction mais aussi des personnes extérieures souvent en contact avec l'agence;

Une agence sous influence

Certains entretiens évoquent cette indépendance mise à mal. Comme le disent le Soir et le Standaard, il y a des doutes. Un employé se demande si la direction n'est pas mise sous pression pour conclure certains compromis Et un extérieur ajoute: l'AfCN semble faible et sensible à l'influence politique et économique. Pas de certitude mais un doute instillé. Un doute qu'il faudra lever.

 

 

 

 

 

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