Quels problèmes concrets poserait un gouvernement en affaires courantes?

Quels problèmes concrets poserait un gouvernement en affaire courantes?
Quels problèmes concrets poserait un gouvernement en affaire courantes? - © Tous droits réservés

La Belgique est actuellement dirigée par un gouvernement fédéral minoritaire, depuis que la N-VA a décidé de quitter officiellement la coalition gouvernementale. Une situation délicate, qui pourrait encore se compliquer, si la motion de méfiance que plusieurs partis ont annoncé vouloir déposer, est votée par le parlement.

Contrairement à ce qui se passe au niveau communal, au niveau fédéral, la motion ne doit pas nécessairement être constructive, c'est-à-dire proposer un successeur au Premier ministre. Si un tel successeur n'est pas désigné, le Roi peut dissoudre la Chambre des représentants et provoquer ainsi des élections anticipées. Mais il n'y est pas obligé. Si le gouvernement reste en place, il est alors dit "en affaires courantes".

Dans ce cas, le gouvernement est censé se contenter de gérer le quotidien: les affaires en cours et les urgences. Le principe, c'est qu’il n’engage pas le pays ou ne prenne pas de décision importante alors qu’il n’a plus vraiment de légitimité. 

Quelles conséquences concrètes cela pourrait-il avoir pour la Belgique?

Le budget

Le gouvernement fédéral se prépare à un budget en douzièmes provisoires, a confirmé la ministre du Budget, Sophie Wilmès. Il s'agit du budget de l'année précédente, divisé en douze parties, soit une par mois. Ce ne serait pas la première fois que la Belgique connaît ce régime. Il s'était déjà appliqué en 2011, lors de la crise institutionnelle. Le hic, c'est que le gouvernement n'aurait plus la main sur son budget, impossible de donner de grande impulsion pour financer l'une ou l'autre réforme.

Les pensions

Le recul de l'âge légal à 67 ans en 2030 est acquis. Mais il devait s'accompagner d'avantages (en anticipation ou en rémunération) pour les métiers reconnus comme pénibles. Or, la liste des métiers pénibles n'a toujours pas établie.

Le jobdeal

Une grande partie des textes législatifs devait encore être votée au Parlement. Parmi ces mesures, on pense notamment à la dynamisation du marché de l'emploi autour des métiers en pénurie.

La dégressivité des allocations de chômage

Une mesure "symbolique" pour la N-VA, qui devait encore être approuvée par le Parlement 

Le remplacement des F-16 

Le marché a été officiellement attribué à Lockheed Martin pour choisir les F-35 américains. Mais il faut encore négocier avec le vendeur, Lockheed Martin... et ça, en principe, seul un gouvernement en plein exercice peut le faire...

 

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