Quelques centaines de manifestants contre l'interdiction de fumer au café

Des manifestants.
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Des manifestants. - © BELGA NICOLAS MAETERLINCK

Des cafetiers en colère et certains clients défilent dans le centre de Bruxelles samedi matin. Ils dénoncent l'interdiction totale de fumer, dès le 1er juillet prochain, dans tous les établissements horeca sauf s'ils disposent d'une pièce séparée.

Pour les organisateurs de la manifestation, cette interdiction qui intervient trois ans avant la date initialement fixée va mener des milliers de cafés à la faillite. Selon eux, la cigarette participe à la convivialité des cafés. Pas de cigarettes, pas de clients. Ils prévoient une perte de chiffre d'affaires de 30 à 50%. De 4000 à 5000 établissements seraient directement menacés. Et les conséquences pourraient s'étendre à d'autres secteurs comme les brasseurs et les grossistes. En clair, les patrons de café veulent avoir le choix de déclarer eux-mêmes leur établissement fumeur ou non fumeur.  

La manifestation est soutenue par FeBeD, HoReCa Vlaanderen, Unizo et le SNI. Les manifestants défilent de la gare du Nord à la gare du Midi. Ils étaient environ un demi-millier au départ. C'est beaucoup moins que les cinq à dix mille personnes que les organisateurs espéraient. "Le beau temps et le week-end prolongé nous desservent clairement. Mais le signal que nous donnons est plus important que la foule", explique Erik Beunckens, un des organisateurs.

Un signal "clair et important"

Le Syndicat neutre pour les Indépendant (SNI) et Unizo ont tous deux qualifié la manifestation de samedi contre l'interdiction de fumer de "signal clair et important". Les deux organisations d'entrepreneurs ont dit souhaiter que le monde politique prendra des mesures fiscales et sociales, dans deux communiqués distincts.

Selon Christine Mattheeuws, Présidente du SNI, l'interdiction générale de fumer dans l'horeca aura un impact sérieux sur les 12 000 cafés de notre pays. Le SNI plaide pour l'adoption de mesures qui permettent au secteur de survivre, notamment pour une TVA de 6% qui soit également valable pour les boissons.

De son côté, Unizo demande aux responsables politiques et à toutes les autorités concernées de ne pas sous-évaluer la situation socio-économique du secteur. "Cette manifestation est un cri de détresse des entrepreneurs que les responsables politiques ne peuvent ignorer en aucun cas", a souligné l'organisation qui, avec les autres organisations professionnelles concernées et les entrepreneurs, va continuer à mener des actions.

Enfin, les deux organisations attirent l'attention sur la possibilité d'adopter une réglementation spécifique pour les petits cafés populaires, comme c'est le cas en Allemagne et aux Pays-Bas.

JFH avec Belga

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