Quelles sont les substances dangereuses que les Wallons absorbent?

Parmi les substances traquées, le bisphénol A, présent parfois dans les bouteilles plastiques, les tickets de caisse, les récipients alimentaires, les canettes ou les jouets
Parmi les substances traquées, le bisphénol A, présent parfois dans les bouteilles plastiques, les tickets de caisse, les récipients alimentaires, les canettes ou les jouets - © GEORGES GOBET - AFP

Ce vendredi, l’ISSeP lance la première campagne de biosurveillance humaine en Wallonie. Quelles sont les substances chimiques qui s’installent dans nos corps et quel est le danger éventuel ?

Cette opération est lancée à la suite de recherches menées il y a un an : dans certaines communes rurales, on s’était ému que des écoles installées en bordure de champs puissent être polluées par les pesticides épandus à proximité. Des précautions avaient été prises mais elles ne rassuraient pas totalement.

La pollution est partout

Après une enquête réalisée ensuite dans 12 communes de Wallonie, on s’était rendu compte qu’il n’y avait finalement guère de différences entre les enfants examinés, qu’ils vivent dans des endroits plus exposés ou pas : tous portaient les traces de résidus divers. Une des hypothèses était que l’imprégnation provient non seulement de l’air qu’on respire mais aussi de l’alimentation voire des produits de soins utilisés ou du contact avec les objets du quotidien.

Perturbateurs endocriniens

Il fallait aller donc chercher davantage. Voilà pourquoi l’ISSeP a recruté 900 volontaires vivant en ville ou à la campagne et de toutes les classes d’âge, y compris des nourrissons. L’Institut Scientifique va analyser dans leur sang et leur urine, l’exposition à une série de substances chimiques : pesticides, perturbateurs endocriniens, métaux, polluants persistants organiques…

Réaction

L’étude mesurera la concentration de ces substances dans les organismes et devra vérifier si, selon l’âge, le sexe ou le lieu de vie, on est plus ou moins affecté. Ensuite, il faudra évaluer si les niveaux atteints posent des problèmes de santé particuliers en Wallonie.
Les résultats de cette recherche seront un outil dans les mains des autorités publiques qui, le cas échéant, devront apporter une réponse à cet enjeu de société majeur.

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