Quelle responsabilité des autorités belges dans la persécution des Juifs?

A plusieurs reprises, les Premier ministres Guy Verhofstadt, et plus récemment Elio Di Rupo, ont adressé des excuses à la communauté juive et c'est dans cette direction que le Sénat veut poursuivre.

La résolution déposée par le sénateur socialiste Philippe Mahoux et co-signée par le sp.a, les verts, les libéraux et le CD&V, demande au gouvernement de reconnaître la responsabilité des autorités belges dans l'identification, la spoliation, la marginalisation, l'éviction de la société et la déportation des Juifs en Belgique.

Mais au-delà de ces aspects moraux, ou politiques, l'ambition est d'enfin ouvrir un débat sur le rapport rendu il y a maintenant près de 6 ans et décrivant cette Belgique docile sous l'occupation.

"Le but a toujours été que ce rapport serve de base pour un débat politique au Sénat et que malheureusement on a dû constater que ce débat n'a jamais eu lieu", explique Rudi Van Doorslaer, le directeur du Ceges,

D'autant que le sujet reste à explorer : "Au niveau de la résistance, je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à découvrir et à étudier mais surtout l'attitude de la population. L'aide, pas seulement organisée mais aussi individuelle anonyme et spontanée, là je pense qu'il y a encore des éléments à découvrir. Et finalement l'attitude de ces populations juives en tant que telle. Là, il y a encore beaucoup de choses à dire", ajoute-t-il.

Ce jeudi matin, la commission des Affaires institutionnelles du Sénat montrera surtout, politiquement, qu'il existe désormais une majorité pour évoquer ces questions. Peut-être aussi pour que les historiens disposent des moyens nécessaires à la suite de leurs recherches.

 

C.B. avec Pierre Magos

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