Annulation d'examens, prolongation,... Quelle fin d'année scolaire en cette crise de coronavirus ?

Quelle fin d'année scolaire en cette crise de coronavirus ? La FWB se penche sur la question ce mardi
Quelle fin d'année scolaire en cette crise de coronavirus ? La FWB se penche sur la question ce mardi - © DIRK WAEM - BELGA

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles va fixer ce mardi matin différents scénarios pour la suite de l’année scolaire pour les élèves de secondaire, de primaire et de maternelle, qui dépendront naturellement de la durée du confinement, encore inconnue. La Belgique semble sérieusement se diriger vers une stabilisation, selon les chiffres des derniers jours, mais toute la question est de savoir comment va se dérouler le "déconfinement", qui doit se dérouler de manière progressive afin de ne pas voir arriver une seconde vague de cas trop importante. Alors que la fin de l’année scolaire se rapproche, cette situation d’incertitude est difficile à vivre pour élèves et acteurs de l’enseignement.

La grande question porte sur le maintien ou non des épreuves certificatives en fin de primaire et de secondaire. Il y a également un débat entre partenaires de majorité sur l’opportunité de prolonger l’année jusqu’au vendredi 3 juillet, quand dans l’enseignement supérieur, il a été offert la possibilité aux universités et hautes écoles de prolonger l’année académique jusqu’au 10 juillet.

"Pas d'examens" pour la CGSP

Pour le syndicat socialiste, il n’y a pas vraiment le choix. Si le confinement et la fermeture des écoles durent jusqu’en mai, pour avancer dans les matières il n’y a pas 36 solutions, avance Joseph Thonon, président communautaire de la CGSP-Enseignement : il faut supprimer les épreuves certificatives et examens. "Il faut non seulement supprimer les épreuves certificatives, comme le CEB ou le CE1D, mais il faut aussi supprimer les examens, parce que si c’est pour refaire d’autres épreuves à la place, évidemment l’élève sera pénalisé."

Pour lui, un prolongement de l’année scolaire est difficilement envisageable. "Le fonctionnement obligatoire reste en tout cas le 30 juin. Il y a à peu près un tiers des enseignants qui sont licenciés le 30 juin, ce sont des temporaires, et il faudrait donc à ce moment-là les réengager." Une piste coûteuse et boiteuse pour seulement trois petits jours supplémentaires.

Sujet du JT du 06/04/2020 - La situation dans les universités: l'année académique se prolongera au plus tard jusqu'au 10 juillet