Didier Reynders et Johan Vande Lanotte désignés informateurs par le Roi

Après trois journées de consultations au Palais royal, le roi Philippe a choisi de missionner Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (s.pa) au titre d'informateurs pour entamer les discussions avec les différentes formations politiques en vue de former une majorité fédérale. Ils doivent rendre un rapport le 6 juin 2019.

La tâche s'annonce difficile. Le pays n'a jamais été si divisée sur le plan politique. Si la Flandre a largement plébiscité la droite et l'extrême droite, Bruxelles et la Wallonie ont plutôt voté pour des partis de gauche. 

Une longue procédure

Après avoir reçu les différents présidents de parti, le roi Philippe a nommé pas un mais deux informateurs. L'information d'une convocation au palais a circulé peu après 15 heures. Quelques minutes avant 16 heures, ce sont Didier Reynders et Johan Vande Lanotte qui ont franchi la grille, laissant entendre qu'ils pourraient jouer un rôle crucial.

En ce jeudi de l’Ascension, aucune négociation n’était prévue dans les entités fédérées. Après trois jours de consultation, le roi Philippe n’avait toujours pas désigné un informateur pour la constitution d’un gouvernement fédéral. Sa décision était attendue de pied ferme.

Ce temps de réflexion a laissé supposer qu’aucune personnalité ne s’était encore imposée pour endosser ce rôle et entamer les discussions avec les différentes formations politiques en vue de former une majorité fédérale. Il était également envisageable que le parti dans lequel aller chercher cet informateur ne fasse pas consensus.

La coutume aurait toutefois voulu que celui-ci soit désigné parmi le vainqueur des élections. Dans ce cas-ci, cela aurait été soit du Vlaams Belang soit du PTB soit d’Ecolo. Mais il semblerait que ces options n'ait été privilégiée.

Le temps pressait

Reste que le choix parmi les autres partis n’est pas simple pour le palais, au vu notamment des nombreuses exclusives formulées pendant la campagne.

L’option d’un informateur N-VA, en la personne de Bart De Wever, qui a déjà assumé ces fonctions en 2014, ou encore de Jan Jambon ouvertement candidat au poste de Premier ministre, pourrait, par exemple, apparaîssait comme une façon d’exclure les socialistes francophones. Et inversement si cela aurait également pû être Elio Di Rupo, président du premier parti francophone du pays, qui endosse ce rôle.

Le temps de réflexion du Roi n'a pourra pas duré bien longtemps, il faut dire qu'il risquait de laisser s’installer un sentiment de blocage dès les toutes premières étapes de la formation d’un gouvernement.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK