Quand les militaires font la police: un million d'euros par mois

Un soldat en faction devant l'ambassade US à Bruxelles.
Un soldat en faction devant l'ambassade US à Bruxelles. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Des militaires sont appelés en renfort pour sécuriser certains bâtiments comme les Palais de Justice du royaume. En tout 300 militaires sont engagés dans une opération de sécurité intérieure sur l’ensemble du territoire pour surveiller des points identifiés comme sensibles. Mais ce déploiement militaire a un coût.

Si la mesure permet de combler un manque de policiers lorsque le niveau de la menace est relevé, cette décision n'est pas gratuite pour la Défense qui n’entend pas payer la facture.

Comme bien d’autres départements, la Défense est soumise à des réductions de moyens importants. Or, depuis samedi, elle s’est vue confier une nouvelle mission: protéger des lieux sensibles si la menace atteint le niveau 3. Des coûts supplémentaires que la Défense ne veut pas supporter. Les coûts fixes, comme les salaires des militaires déployés seront, bien sûr, assumés par l’armée qui, en revanche, ne paiera pas les coûts variables liés à cette nouvelle mission. Il s’agit des coûts de nourriture, de carburant ou de matériel, mais surtout des primes que touche le militaire lorsqu’il est en opération. Cette prime varie, selon le grade, de 50 à 80 euros par jour et par personne. Une source syndicale estime le coût du déploiement de 300 militaires pendant un mois à un million d’euros.

La facture sera transmise par la Défense à l’Intérieur, puisqu’il s’agit, initialement, d’une mission de police.

Baptiste Hupin

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK