Quand le MR disait: "Pas touche à l'index, la priorité c'est l'inverse"

Le Premier ministre, Charles Michel, vient donc, avec son gouvernement, de porter le projet du saut d’index jusqu’à son aboutissement. Avec détermination et conviction, malgré les protestations de l’opposition et la grogne sociale.

Pourtant, il y a quelques mois, durant la campagne qui lui a permis d’être élu puis d’accéder au plus haut poste du pouvoir fédéral, le même Charles Michel s’était empoigné avec les autres présidents de partis francophones… En affirmant qu’il était opposé au saut d’index. Il allait même plus loin estimant qu’il s’agissait là d’une mesure qui n’allait pas dans le sens de la relance économique.

"C’est très clair, nous ne souhaitons pas toucher à l’indexation. La priorité pour nous c’est exactement l’inverse de cela puisque l’on veut augmenter le pouvoir d’achat des personnes qui ont des bas revenus et des moyens revenus, pour soutenir la relance économique", avait-il déclaré en direct sur notre site, le 23 mai dernier.

 

 

On se souvient également que l’actuel président du MR, Olivier Chastel (alors ministre sortant du Budget) avait fait le buzz pour avoir "mouché" Elio Di Rupo lors d’un débat de campagne sur TéléMB. Olivier Chastel contestait l’affirmation du président du PS qui prêtait au MR le projet de remettre en cause l’indexation automatique des salaires, affirmant que cela était écrit dans le programme du MR, "page 30". Le libéral avait alors sorti ledit programme et montré que ce projet n’était pas explicitement repris dans la fameuse page 30.

"En aucun cas nous ne toucherons à l’index", avait alors affirmé clairement Olivier Chastel. Cet échange était au centre de l'épisode 16 de notre webémission 'Campagne': 

 

Aujourd'hui, le vent politique a donc tourné du côté des réformateurs. Et les libéraux ne sont ni les premiers, ni, sans doute, les derniers à enterrer une promesse de campagne, comme nous l'illustrions en juillet dernier.

@julienvlass

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK