Quand le CPAS permet aux jeunes de poursuivre leurs études

Pour certains étudiants, le CPAS est le dernier recours pour entreprendre ou terminer des études.
Pour certains étudiants, le CPAS est le dernier recours pour entreprendre ou terminer des études. - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

La précarité touche les étudiants qui sont de plus en plus nombreux à bénéficier d’un revenu d’intégration sociale. Une augmentation de 38% a été constatée depuis 2008.

Cette hausse importante s’explique notamment par la crise. Une fois entre les mains des CPAS, ces jeunes finissent pourtant par s’en sortir en reprenant des études ou des formations qu’ils n’auraient pas pu entreprendre sans une aide extérieure.

C’est le cas de Naomi. A 21 ans, elle étudie les sciences politiques à l’ULB depuis deux ans. A la fin de ses secondaires, elle décide de quitter le foyer familial. "Mes parents ne pouvaient pas assumer mes études et j’étais en conflit avec eux. Je voulais quitter le foyer familial pour avoir un environnement stable pour commencer à étudier", explique-t-elle.

Elle est alors prise en charge par le CPAS qui propose de l’aider dans son projet d’études. Naomi perçoit un revenu de 650 euros en plus de ses allocations familiales. Cela lui fait un total de 800 euros.

Un montant nécessaire pour permettre à de nombreux jeunes d'aller au bout de leur projet. Dans ce cadre, les CPAS participent réellement au processus d’égalité des chances. Jean Spinette, président du CPAS de Saint-Gilles énumère les aides possibles : " Il y a les mesures phares d’insertion professionnelle. Mais on a aussi de plus en plus de gens qui sont mis en formation, qui reprennent des études, qui s’inscrivent en cours du soir. Qui font des formations dans l’enseignement supérieur ou qui terminent leur niveau d’études secondaires. "

Il est difficile aujourd’hui de quantifier cette politique d’insertion professionnelle. Mais les différents acteurs concernés sont tous d’accords : l’action sociale porte ses fruits. L'accès à une formation est un enjeu majeur. Sans cette aide, de nombreux jeunes seraient probablement restés sur le carreau.

Miguel Allo