PY Jeholet: "P. Magnette et M. Prévot se consacrent trop à leur commune"

"Paul Magnette et Maxime Prévot se consacrent trop à leur commune"
"Paul Magnette et Maxime Prévot se consacrent trop à leur commune" - © Tous droits réservés

Alors que le vote très attendu sur le budget a lieu ce mercredi au Parlement wallon, le chef de groupe MR de l'assemblée, Pierre-Yves Jeholet, était face à Bertrand Henne dans "L'Acteur". Il y a réitéré ses critiques face à l'action du gouvernement PS-cdH en Wallonie.

S'il reconnaît avoir aujourd'hui reçu réponses aux questions qu'il avait adressées à l'exécutif wallon, Pierre-Yves Jeholet estime qu'il reste "légitime de s'inquiéter". Il base ce constat sur le fait "qu'alors qu'un bénéfice de 82 millions avait été présenté par le gouvernement régional, on est aujourd'hui à moins 500 millions!" pour 2014. En outre, la dette structurelle de la Wallonie a été requalifiée par l'Europe. "De six milliards, on est passé à 19 milliards. Alors fini l'opacité, fini la caisse noire", tonne le député.

Un autre élément inquiète notre invité. Alors que tous les documents et chiffres exigés par l'opposition ont bien été communiqués par la majorité, cette dernière annonce juste derrière un Plan Marshall 4.0 dont il n'est pas question dans le budget. Mais surtout, sans surprise, le chef de groupe libéral ne cautionne pas les choix qui ont été opéré par la coalition PS-cdH.

"Ils ont touché au porte-feuille des citoyens (titres-services, bonus logement...); ils ne soutiennent pas l’activité des entreprises comme ils l’avaient promis; il n’y a pas de mesure forte, courageuse, structurelle pour redresser la Wallonie", estime l'élu liégeois. "On peut critiquer le fédéral, mais au moins là, il y a des mesures courageuses", juge encore le réformateur.

Une comparaison entre action du fédéral et du régional wallon qui permet en outre au mandataire libéral de critiquer l'absence de concertation sociale "par rapport à toute une série de mesures qui frappent le citoyen et les entreprises". Une critique qui est à la base du mouvement en front commun syndical mené depuis le 6 novembre dernier contre... le gouvernement Michel. 

Le ministre-président wallon et son vice-Président ne se consacrent pas assez au gouvernement

"J’ai envie de dire à Paul Magnette et à Maxime Prévot d’enfin se consacrer à temps plein à la Wallonie et au redressement wallon", a lancé Pierre-Yves Jeholet au cours de son interview.

"On est bourgmestre de Namur (pour Maxime Prévot, ndlr), on est bourgmestre de Charleroi (pour Paul Magnette) et on passe beaucoup trop de temps là-bas", estime celui qui est pourtant lui-même bourgmestre de Herve. 

Une attitude que le mandataire libéral dénonce avec force alors que "tous les indicateurs sont aujourd'hui dans le rouge en Wallonie".

Jan Jambon directeur d'un groupe d'extrême-droite: "Arrêtons les procès d'intention, consacrons-nous au fond"

La semaine dernière, on apprenait que Jan Jambon (N-VA), le ministre de l'Intérieur et vice-Premier du gouvernement Michel, avait menti sur plusieurs points concernant son passé et ses liens avec l'extrême-droite. Il est notamment apparu que contrairement à ce qu'il affirmait, il était non seulement bel et bien membre d'un groupe de réflexion d'extrême-droite (le VNDC, qui accueillait des figures en vue de l'extrême-droite européenne et du courant pro-nazi flamand) mais surtout qu'il en faisait partie de la direction. Plutôt inquiétant pour un ministre en charge de la police et des services de sécurité du pays.

On se souvient que ce scandale avait été à la base d'une séance très chahutée à la Chambre. L'opposition, n'obtenant pas de réponse à ses questions du Premier ministre à ce sujet, avait quitté l'assemblée.

Mais ce qui "choque" Pierre-Yves Jeholet, ce ne sont pas les révélations concernant le vice-Premier mais bien l'usage de ces révélations fait par l'opposition fédérale, notamment socialiste. "Ce qui me choque, c’est qu’on ressasse sans cesse des histoires connues du passé", déplore-t-il. Une considération curieuse étant donne que, comme l'a précisé Bertrand Henne lors de son interview, les faits reprochés à Jan Jambon n'étaient jusqu'ici pas connus.  

"Arrêtons les procès d’intention", exhorte-t-il cependant, appelant à se concentrer sur les "débats de fond". "Il y a des comportements qui sont inacceptables et qu’on peut évidemment condamner mais je crois aussi que par rapport au fédéral, il y a des mesures courageuses qui sont prises aujourd'hui. Laissons travailler le fédéral et restons dans le débat de fond plutôt que de se perdre dans toute une série de considérations aujourd'hui".

Une ligne de conduite que le chef de file de l'opposition wallonne jure s'appliquer à lui-même. "Vous ne me verrez pas, au niveau de l’opposition de la région wallonne, m’écarter du débat de fond. Des mesures importantes, indispensables à prendre dans l’intérêt du citoyen et dans l’intérêt du redressement économique" de la Wallonie. 

@julienvlass

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