Publifin: perquisitions au centre informatique de Nethys suite aux soupçons de faux documents

PV de la police judiciaire fédérale évoquant des abus de biens sociaux, la concussion, des faux et usage de faux en écritures.
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PV de la police judiciaire fédérale évoquant des abus de biens sociaux, la concussion, des faux et usage de faux en écritures. - © Tous droits réservés

Des perquisitions sont également en cours jeudi après-midi, rue Fivé à Seraing, dans les bâtiments qui abritent le centre informatique de Nethys, a appris Belga de sources concordantes. Des enquêteurs de la police judiciaire ont investi les bureaux vers 14h30 afin d'y mener certains devoirs d'enquête relatifs aux suspicions d'abus de biens sociaux par des sociétés, de concussion sans violence ni menace mais également de faux et usage de faux visant six personnes, dont le président de Publifin et Nethys André Gilles ainsi que l'administrateur délégué de Nethys Stéphane Moreau, a annoncé jeudi la présidente de la commission, Olga Zrihen.

Malgré leurs maladies, André Gilles et Stéphane Moreau auraient, le 22 février dernier au siège de Publifin à Liège, fait ressortir plusieurs dossiers liés aux marchés publics. "Ils y auraient réalisé, ou fait réaliser, toute une série de documents demandés par la commission d'enquête parlementaire, et qui n'existaient pas", a indiqué Olga Zrihen.

Des dossiers emportés dans des véhicules

Selon le document remis par la commission d'enquête, une directrice et deux secrétaires de direction auraient emporté des dossiers dans leur véhicule personnel, en faisant plusieurs allées et venues pour un endroit inconnu. 

Une autre dame aurait passé beaucoup de temps dans le local d'accueil. Certains membres du personnel auraient le sentiment qu'en plus de sélectionner des documents demandés par la commission, on serait en train d'en faire disparaître. 

Dans ces conditions, la commission d'enquête  a chargé, à l'unanimité, les magistrats de différents devoirs d'instruction. A savoir la saisie des documents utiles, l'identification d'échanges téléphoniques entre les responsables du groupe Publifin, l'identification de la présence de responsables de Publifin  sur place et l'enquête sur les comptes bancaires des sociétés du groupe Publifin. 

Des perquisitions demandées par la commission se sont déroulée ce jeudi matin au siège de Publifin et Nethys. Elles étaient toujours en cours vers 15h30. Les enquêteurs ont emporté certains documents mais n'ont pas encore terminé leur travail, a appris Belga à bonne source.

Nethys dément : "Aucun document ni dossier n'a été fabriqué, modifié ou soustrait"

Dans un communiqué de presse, les directions de Publifin et de Nethys disent découvrir  "avec stupéfaction" les informations anonymes transmises au Parquet de Liège. Selon Publifin, André Gilles n'était pas au siège de l'entreprise le 22 février. Stéphane Moreau, "dont le certificat n'implique pas d'interdiction de sortie a rejoint ponctuellement ses collègues entre le 20 et le 24 février afin de participer à la préparation des dits documents."

"Calomnie opportune"

Nethys dément également la fabrication de documents et évoque une "calomnie" qui apparaît "opportunément " dans le timing des auditions devant la commission.

 

Y voir plus clair dans l'affaire Publifin.

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