Proximus : qui pour succéder à Dominique Leroy ?

Au lendemain de l’annonce surprise du départ de la CEO de Proximus, la question de sa succession se pose déjà. Dominique Leroy partira le 1er décembre pour l’opérateur néerlandais de télécommunication KPN. Un départ qui survient quelques mois après l’annonce de la suppression de 1900 emplois dans cette entreprise désormais cotée en Bourse.

Mais quelles sont les pistes possibles pour remplacer Dominique Leroy ? Le choix peut se faire en interne ou en externe. En 2014, la succession s’était jouée en interne. C’est à ce moment-là que Dominique Leroy avait justement été désignée. Si c’est en externe, par contre, cela ouvre le champ des possibles.

Le Conseil d’administration de Proximus doit donc, dès maintenant, chercher quelqu’un pour prendre la tête de l’entreprise. Stefaan De Clerck, le président du Conseil d’administration de Proximus a commenté sur les antennes de La Première ce départ. "Nous regrettons qu’elle parte parce qu’on a très bien travaillé ensemble, on a eu des résultats fantastiques. On avait espéré avec tout le conseil d’administration qu’elle reste pour continuer le travail. Cela a été une surprise pour nous. Mais elle a la liberté de faire ce choix." La suite se prépare déjà et une réunion aura lieu mercredi "pour déterminer le profil et nous allons chercher une personnalité belge ou internationale qui a les capacités pour prendre le relais." Stefaan De Clerck affirme que la volonté est "d’agir vite parce que, dans une telle entreprise, on ne peut pas attendre. Il ne faut pas de rupture entre le départ de Dominique Leroy et la suite."

Dans tous les cas, c’est un défi de taille pour cette entreprise soumise à une forte concurrence dans un domaine en pleine mutation. Rappelons aussi que l’actionnaire majoritaire de Proximus est toujours l’Etat belge et qu’il lui rapporte de l’argent. L’Etat a donc son mot à dire.

Une décision politique ?

La décision finale revient au gouvernement. Mais vu la situation politique actuelle, cela risque d’être compliqué. S’il n’y a pas de nouveau gouvernement dans les prochaines semaines, c’est l’actuel gouvernement minoritaire et en affaires courantes ou les partis en train de négocier qui devront trancher.

Un jeu d’équilibriste linguistique ?

Ce genre de nomination dépend aussi d’un équilibrage politique. D’autant que ce poste de CEO de Proximus n’est pas le seul à connaître des changements. C’est aussi le cas chez B-Post. Le CEO actuel, Koen Van Gerven, s’en va lui aussi. Il faut donc tenir compte de l’équilibre linguistique. Didier Bellens qui occupait le poste chez Proximus avant Dominique Leroy et cette dernière étaient tous les deux francophones. Proximus a donc été géré pendant plus de 15 ans par ce côté de la frontière linguistique. Chez B-Post, c’est l’inverse. Les deux derniers CEO étaient flamands. La question linguistique jouera sans aucun doute un rôle dans les prochaines nominations.

Reportage de notre JT 13h sur le départ de Dominique Leroy

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