Prolongation Doel 1 et 2: Greenpeace porte plainte au Conseil d'État

Une action menée par Greenpeace en mars dernier devant la centrale nucléaire de Doel.
Une action menée par Greenpeace en mars dernier devant la centrale nucléaire de Doel. - © HANDOUT GREENPEACE / NICK HANNES - BELGA

L'ONG internationale de protection de l'environnement Greenpeace a décidé d'introduire un recours au Conseil d'État contre la prolongation des centrales nucléaires Doel 1 et Doel 2 et, plus particulièrement, contre les actes administratifs validant la décision de l'agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) et du gouvernement permettant cette prolongation. L'organisation environnementaliste y voit des écueils juridiques et techniques.

Greenpeace maintient qu'une étude d'incidence environnementale et une consultation publique auraient dû être réalisées, conformément aux conventions internationales d'Aarhus et Espoo. Elle est également d'avis que la permission de production étant échue depuis le 15 février dernier pour Doel 1, il eut fallu introduire une nouvelle procédure d'autorisation, a indiqué l'avocat de l'organisation, Johan Verstraeten.

"L'AFCN s'est couchée devant Electrabel"

Greenpeace dénonce également dans sa requête la décision de l'AFCN d'octroyer aux réacteurs prolongés le statut de niveau de sécurité le plus élevé, comparable aux réacteurs les plus sûrs du pays.

"L'AFCN s'est couchée devant Electrabel, permettant que d'importantes mesures de modernisation de l'outil soient écartées ou renvoyées aux calendes grecques. Le gouvernement peut aveuglément se rendre complice de cette situation en concluant un accord très faible avec Electrabel, nous ne laisserons pas passer", a réagi Jan Vande Putte, responsable des campagnes énergie chez Greenpeace.

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