Prolongation de Doel : "Une option coûteuse et risquée" selon Ecolo

Les deux formations écologistes rappellent que Doel 1 et 2, mis en fonction en 1975, sont les plus vieux réacteurs du pays. Ils avaient été construits pour une durée de 30 à 40 ans, qui arrive à échéance cette année. "Il est dangereux de prolonger des centrales nucléaires qui sont âgées", commente Jean-Marc Nollet. Il met ainsi en avant les risques encourus par l'environnement et la population, environ un million et demi de personnes vivant dans un rayon de 30 km autour du site de Doel, soit neuf fois plus qu'autour de la centrale japonaise de Fukushima.

Le député fédéral souligne encore que les deux réacteurs n'ont pas été mis à jour en matière de sécurité après la catastrophe de Fukushima car ils étaient censés être retirés du service cette année.

De plus, cette prolongation va s'avérer couteuse. Electrabel avait ainsi évoqué un montant de 700 millions. "Pourquoi dépenser une telle somme dans de vieilles centrales nucléaires", s'interroge Kristof Calvo. "Autant investir dans un vrai projet énergétique à long terme."

Étude d'incidence

En matière de droit, la prolongation pose également plusieurs problèmes, notent les Verts. Autant le droit international, notamment via une directive européenne, que le droit belge prévoient une étude d'incidence environnementale et une consultation publique pour approuver l'allongement de la durée de vie d'un réacteur nucléaire.

Étant donné que la prolongation de Doel 1 et 2 ne constitue aucunement une solution en matière d'approvisionnement pour l'hiver prochain, Ecolo et Groen proposent de mettre en oeuvre le projet BRABO, destiné à utiliser la surcapacité des Pays-Bas. Cette opération ne coûterait que quelques milliers d'euros, affirme Dominique Woitrin, ancien directeur de la Creg qui a apporté son expertise aux Verts.

Les deux partis demandent au gouvernement d'abandonner ses positions "dogmatiques et idéologiques". Ils lancent parallèlement un avertissement à l'attention de l'Agence fédérale de la sécurité nucléaire, lui intimant de se concentrer sur ses prérogatives et de rejeter le projet de loi de prolongation. "L'agence a rendez-vous avec elle-même. Sa priorité absolue doit demeurer la sécurité et on ne négocie pas là dessus", conclut Kristof Calvo.

D'après Belga

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