Prolongation de Doel 1 et Doel 2: "Les négociations se poursuivent" selon Marghem

Rapport de la CREG à l'appui, l'opposition soutient que la prolongation de Doel 1 et Doel 2 est un faux argument au regard de la sécurité d'approvisionnement, qui est garantie.
Rapport de la CREG à l'appui, l'opposition soutient que la prolongation de Doel 1 et Doel 2 est un faux argument au regard de la sécurité d'approvisionnement, qui est garantie. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGAIMAGE

"Les négociations se poursuivent" avec Electrabel au sujet de la rente nucléaire, a-t-on indiqué vendredi au cabinet de la ministre de l'Energie, Marie Christine Marghem, à trois jours de l'échéance pour la signature d'une convention avec l'électricien, en principe préalablement balisée par une loi. La loi de prolongation de Doel 1 et Doel 2 jusqu'en 2025 prévoit que si cette convention n'est pas signée pour lundi, le gouvernement doit avancer la fermeture de Doel 1 et de Doel 2 au 31 mars 2016.

Sécurité d'approvisionnement

Le cabinet de la ministre s'est refusé vendredi à tout autre commentaire.

Il y a une semaine à la Chambre, Mme Marghem (MR) avait indiqué que l'annonce d'un probable redémarrage de Doel 3 et Tihange 2 constituait un "élément nouveau dans le paysage de la production d'électricité". Elle avait ajouté que cet élément nouveau renforçait la position du gouvernement dans son souci d'assurer la sécurité d'approvisionnement cet hiver, conformément à l'accord de gouvernement. La ministre avait toutefois précisé que le retour dans le circuit de Doel 3 et Tihange 2 ne pouvait pour autant être vu comme la résolution de l'éventuel problème d'approvisionnement. Elle avait souligné la nécessité de réétudier l'ensemble de la production électrique.

Faux argument selon la CREG

Rapport de la CREG à l'appui, l'opposition soutient que la prolongation de Doel 1 et Doel 2 est un faux argument au regard de la sécurité d'approvisionnement, qui est garantie.

Mme Marghem avait également indiqué la semaine dernière que le dossier était une affaire de gouvernement et qu'un "texte" sur la redevance était revenu du Conseil d'Etat. Son cabinet n'était pas en mesure d'indiquer si le dossier était revenu vendredi sur la table du comité ministériel restreint.

Un autre dossier énergétique continue à faire l'objet de négociations, entre niveaux de pouvoirs cette fois, celui du partage de l'effort ("burden sharing") dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. A l'avant-veille du début de la conférence des Nations unies (COP21) à Paris, "les négociations se poursuivent", indiquait-on vendredi.

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