Projet de centre pour migrants: utile pour qui?

Un centre administratif national pour les migrants en transit sera prochainement installé au centre 127bis à Steenokkerzeel, annoncaient ce lundi le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA), et le Secrétaire d'Etat à la migration, Theo Francken (N-VA). Toutes les personnes qui pénètrent illégalement en Belgique dans l'optique de se rendre au Royaume-Uni y seront emmenées.

"Dans la première phase, les groupes de migrants en transit interceptés lors de grandes actions seront concernés. Mais l'objectif est qu'à court terme tous les migrants en transit interceptés par les polices locales et fédérales - où que ce soit dans le pays - seront aussi emmenés", indiquait le cabinet du ministre Jan Jambon.

Comment cela va-t-il s'appliquer sur le terrain? Et dans quel but?

Pour en débattre, Arnaud Ruyssen recevait Karl Vanlouwe, député flamand et sénateur N-VA, et Pierre Verbeeren, directeur général Médecins sans frontières.

Karl Vanlouwe: C'est un contrôle administratif, ca veut dire : est ce qu'ils ont un GSM, est ce qu'ils ont des papiers, est ce qu'ils  demandent l'asile? Qu'est ce qu'ils veulent faire? 

Ce sont tous des illégaux, des personnes qui sont ici sans papiers, et surtout des gens qui ne demandent pas d'asile en Belgique. Donc la police sera présente, et on va surtout contrôler, c'est à dire voir s'ils ont des numéros de trafiquants. C'est surtout le business model des trafiquants qu'il faut casser. 

On doit faire avec les migrants. Avec ce centre administratif on va transférer toutes les personnes illégales iinterceptées vers Steenokkerzeel, et on va contrôler ces gens.On va voir ce qu'ils veulent faire, demander l'asile ou pas, est-ce qu'ils ont des liens avec des trafiquants ou pas. C'est donc un contrôle administratif, avec des fonctionnaires de l'Office des étrangers.

Dès qu'on voit qu'il y a des problèmes, dès qu'on voit  des illégaux qui ont commi des actes criminels, on peut commencer une procédure judiciaire.

Pierre Verbeeren: La rhétorique et la pratique est toujours la même: considérer qu'une situation  administrative déficitaire constitue un crime, et qu'il faut mettre les gens en prison. C'est "carpe je te nomme lapin",  c'est une prison, comme ca tout le monde est d’accord,  c'est la même chose qu'une cellule dans un commissariat de police.

La proposition du ministre Jambon est forcée, c 'est à dire que les polices  locales lui ont dit, il y a trois semaines, qu'elles étaient incapables de continuer le jeu du chat et de la souris que le ministre les obligeait à faire et qui est inefficace. Et donc aujourd'hui, on se retrouve dan,s une situation où, pour faire plaisir aux autorités locales qui disent que sa politique ne fonctionne pas, il va la cacher aux autorités locales pour la mettre dans une structure centralisée.

Nous voyons, noies qui osâmes aux côtés de ces personnes en permanence, la détresse de ces personnes. Au lieu de faire ce projet à 227 d'euros pas jour et par migrant, nous lui proposons de faire le même projet mais en centre ouvert. Là les résultats en termes administratifs sont le mêmes: plus ou moins 60% des gens pour lesquels on trouve ue solution c'est à dire les mêmes chiffres quye ceux de la capacité d'éloigner de monsieur Francken. Nous le proposons de le faire pour 36 euros par jour...

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