Procès terrorisme: M. El Aroud radicale mais pas terroriste

Interrogée par le président, cette femme de 50 ans a assumé sa haine des soldats engagés en Afghanistan. Elle situe son action sur le seul terrain afghan et réfute tout encouragement à des actions armées en Europe. "La résistance est sur le front, là où les bombes tombent", a-t-elle souligné.

Six personnes, dont quatre Belges, se sont rendues avec le Moez Garsallaoui, mari de Malika El Aroud, dans des camps au Waziristan (frontière pakistano-afghane). On est sans nouvelles de Garsallaoui et d'un Français.

Les autres sont rentrés en Europe. Trois de ceux-ci sont avec Malika El Aroud sur le banc des prévenus. Ils nient être rentrés pour commettre des attentats en Europe.

Animatrice d'un site internet qui appelait au jihad, Malika El Aroud a été en contact avec des hommes qui voulaient partir mais elle nie les avoir incités. "Il avait déjà pris sa décision avant de me consulter", dit-elle d'un Français parti au Waziristan et qui serait mort.

Quant à l'argent qu'elle collectait, elle affirme que c'était pour son seul usage et non pour financer des gens prêts à aller combattre. Elle concède seulement avoir proposé 3000 euros à des jeunes qui, s'empresse-t-elle d'ajouter, ont refusé.


Belga

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