Procès Pauwels : "Cocaïne, je reconnais, j'ai déconné pendant un an " déclare l'ex-animateur en larmes

Au cours du procès qui a démarré à Mons, Stephane Pauwels a reconnu la détention de stupéfiants mais a nié la complicité dans un home invasion qui s'est déroulé à Lasne en 2017 : "Ça fait 2 ans que ça dure si je suis ici c’est pour dire les choses .... je n’ai rien à voir avec ce home invasion .... c’est un concours de circonstances ...(...) Je suis dans une période compliquée : cocaine je reconnais , j’ai déconné pendant un an ...." Mais au fil de l'interrogatoire Stephane Pauwels se fait plus précis et reconnait avoir eu une relation conflictuelle avec l'ex-petit ami de Noelle C., sa compagne de l'époque. Noelle C. est prévenue à ses cotés d'avoir orienté les auteurs du "home-invasion" vers le domicile de son ex. Un message SMS a été retrouvé dans le GSM de Stephane Pauwels indiquant l'adresse prise pour cible à Lasne en 2017.

"Je m'attendais plus à une intimidation" concède Stéphane Pauwels

Stéphane Pauwels affirme avoir été surpris des violences infligées à la partie civile. "Je m'attendais plus à une intimidation", a-t-il déclaré. "Tout ce que je voulais, c'est que l'ex-compagnon de ma compagne la laisse tranquille."

Pour tenter de se tirer d'affaire, une fois inquiété par la police, Stephane Pauwels est aussi poursuivi pour avoir proposé de l'argent à Said Hakimi pour qu'il modifie sa version des faits : "Un ami, qui me voit au poste après mon interpellation, me propose d'aller voir un de ses amis, qui connait Saïd Hakimi, pour qu'il dise à son frère Farid que je ne suis pas impliqué dans cette histoire. Naïvement, j'ai cru que ça allait m'aider. Acculé, je ne me suis pas opposé à cette idée, mais il n'y a pas eu de 5.000 euros. On n'a jamais parlé d'argent et il n'était pas question de payer."
 

"Amnésie partielle" de l'un des principaux prévenus 

Interrogé par le Président, le boxeur professionnel Farid Hakimi, l'un des deux frères prévenus d'être les chefs de l'association de malfaiteurs responsable d'une trentaine de vols avec violence, a nié ou ne semblait plus se souvenir des principaux faits qui lui sont reprochés.

"Tout ça c’est un film monsieur le président, une machination" a lancé plus tard un autre prévenu…, avec parfois des échanges tendus qui ont amené le président à préciser qu’on n’était pas au cirque et qu’il n’hésiterait pas si nécessaire à expulser des gens.

A leur arrivée au procès, plusieurs avocats de la défense ont indiqué qu’ils comptaient plaider l’irrecevabilité des poursuites en raison des anomalies apparues au cours de l’enquête.

Plusieurs avocats vont réclamer l'irrecevabilité des poursuites 

Il est question d'interférences du chef d’enquête en lien avec une relation que celui-ci aurait entretenue avec la compagne d’un des prévenus, Fabian Lauvaux, avocat d’un prévenu (Farid Hakimi) : " Je m’interroge sur le rôle qui a été joué par le chef d’enquête, ce n’est pas anodin, il y a des conclusions en termes de procédure qui sont tirées même si elles sont dures au niveau de la défense mais nous demandons l’irrecevabilité des poursuites compte tenu du caractère totalement anormal de ce qui s’est passé dans ce dossier ".

Un avis partagé par d’autres défenseurs dans cette affaire. Pour Frank Discepoli qui défend Said Hakimi, le frère de Farid "On est au 21eme siècle, qui accepterait d’être jugé dans le cadre d’un dossier qui a été mené par un chef d’enquête qui avait des relations avec une personne fortement impliquée dans le cadre de ce dossier ? Qui a pris des accords avec certains prévenus, qui a promis certaines choses en échange d’autres choses…, je ne crois pas qu’un seul belge ou n’importe quel résident en Belgique accepterait d’être jugé dans des conditions pareilles et je demanderai au tribunal d’en tirer les conséquences en termes d’irrecevabilité des poursuites".

Faire la clarté durant le procès sur le rôle exact de Stephane Pauwels  

Sur les places réservées aux prévenus, à quelques mètres de Stéphane Pauwels, se trouve son ancienne compagne (Noëlle C ). L’un et l’autre durant l'enquête se sont rejetés la responsabilité du message envoyé sur le GSM de Pauwels indiquant l’adresse à Lasne où a été commis en 2017 un home-invasion. Le procès devrait tenter de démêler les responsabilités de chacun dans le "home invasion" de Lasne.

 

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