Procès de Mons : des victimes traumatisées par les violences subies dans leur habitation

Procès de Mons : des victimes traumatisées par les violences subies dans leur maison.
Procès de Mons : des victimes traumatisées par les violences subies dans leur maison. - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Au procès Hakimi-Pauwels à Mons, les victimes sont venues témoigner de la violence avec laquelle les auteurs ont pénétré dans leur habitation et les ont menacés pour obtenir les renseignements nécessaires permettant de s’emparer de leurs biens.

Vingt-sept prévenus au total comparaissent au Lotto Arena plutôt qu’au palais de Justice de Charleroi en raison du Covid. Les agressions ont eu lieu entre 2015 et 2017 dans le Hainaut et le Brabant wallon.

Un père obligé de jouer à la roulette russe devant son enfant

Fernando, Anna et leur fils âgé de 15 ans au moment des faits, ont été tirés de leur sommeil, le 23 février 2017 vers 03 heures du matin, par trois hommes cagoulés et lourdement armés qui ont prétendu être de la police. Les armes ont été pointées vers les victimes, à bout touchant, et le père de famille a été obligé de jouer à la roulette russe avec une arme chargée. Le traumatisme est très important pour les victimes et notamment pour l’adolescent.


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Se tournant vers les prévenus, la mère de l’adolescent, fort croyante leur a dit : "Je ne sais pas si je pourrai un jour vous pardonner. Mais à vous qui avez des enfants je vous dis que depuis l’agression, mon grand garçon, qui est trisomique, dort avec moi tellement il a eu peur. Je ne souhaite de mal à personne…"

Des personnes âgées tirées par les cheveux

Laurent, Martine et Suzanne ont vécu le même enfer à Jemappes. Laurent était le patron de la discothèque l’Happy Jack à Maisières. En rentrant de son travail, sa mère âgée de 60 ans, sa grand-mère âgée de 88 ans et lui ont été violemment agressés chez eux.

Selon leur avocate, tous les éléments convergent vers trois auteurs qui figurent sur le banc des prévenus. Les deux femmes ont expliqué au tribunal qu’elles ont été frappées et tirées par les cheveux par trois hommes. "On a entendu des coups de fusil à l’étage où se trouvait mon fils. On se demandait ce qui se passait", raconte Martine. 

Le substitut du procureur fédéral, Julien Moinil, présentera son réquisitoire mardi matin.

Les principaux prévenus risquent des peines très lourdes.

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