Prisons: des libérations anticipées pour faire de la place

Prisons: des libérations anticipées pour faire de la place pour les détenus de Tilburg
Prisons: des libérations anticipées pour faire de la place pour les détenus de Tilburg - © Belga

Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) veut faire de la place dans nos prisons. L'objectif, c'est notamment de pouvoir rapatrier des détenus belges pour l'instant incarcérés à Tilburg, aux Pays-Bas, dans une prison louée par la Belgique pour y loger 400 prisonniers. Mais le contrat se termine à la fin de l'année. Il va donc falloir répartir ces 400 détenus dans les prisons belges.

Ce sont les journaux du groupe Sudpresse qui l'annonçaient ce mardi matin : "Début juillet, le ministre Koen Geens a adressé aux directeurs de prison une circulaire leur demandant de libérer de façon anticipée les personnes condamnées à des peines inférieures à trois ans de prison. 150 détenus sont concernés."

Le ministre demande aux directeurs de libérer de façon anticipée des prisonniers condamnés à des peines de moins de trois ans. 

Après vérification, il n'y a pas de libérations prévues à la prison de Jamioulx (Charleroi) ni d'arrivées de détenus de Tilburg car c'est une prison d'arrêt et pas de peine. Il n'y a que quelques prisonniers purgeant leurs peines à Jamioulx. La plupart des prisonniers sont en détention préventive ou attendent leur procès. Ils vont ensuite purger leur peine ailleurs.

A la prison de Mons et à celle de Tournai, cela ne change quasi rien rien parce que, depuis longtemps déjà, la consigne est de ne pas incarcérer les condamnés à moins de 3 ans de prison. Ces détenus sont placés systématiquement sous bracelet électronique. Ce que change la nouvelle directive, c’est que les détenus en question seront désormais complètement libérés de manière anticipée, donc sans bracelet électronique.

C’est peut-être là que se joue là libération de places. Puisque si on enlève les bracelets électroniques aux condamnés à moins de 3 ans, on diminue la liste d’attente des autres détenus qui sont dans les conditions pour avoir un bracelet électronique, et donc on les libère plus vite.

Précisons que ces libérations anticipées ne concernent pas les délinquants sexuels, ni les prisonniers condamnés pour terrorisme.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK