Prince Laurent auditionné publiquement: "La publicité des travaux permettra de garantir l'impartialité"

L'audition du prince Laurent à la Chambre sera finalement publique, c'est ce qui résulte de la décision de la conférence des présidents de la Chambre de ce mercredi midi. Le gouvernement souhaite sanctionner le prince pour avoir participé sans autorisation à un événement organisé par l'ambassade de Chine. Il pourra se défendre publiquement avec son avocat face aux parlementaires.

Des parlementaires qui semblaient plutôt satisfaits que cette procédure soit publique. "Nous étions aussi demandeurs à ce que le prince puisse s'exprimer et qu'on ne puisse pas lui reprocher à la Chambre de ne pas avoir exercé son droit à la défense, a déclaré David Calrinval (MR). Non seulement les auditions seront publiques, mais en plénière aussi où chaque groupe pourra s'exprimer. Il y aura ensuite un vote secret de chaque député. Je pense donc qu'on aura mis toutes les garanties pour que le prince puisse se défendre et que la Chambre puisse décider en grande liberté la décision à adopter".

On doit fonctionner comme on fonctionne habituellement

"Le Parlement fonctionnera selon ses règles habituelles, c'est-à-dire la publicité des travaux, ce qui permettra de garantir l'impartialité de ces travaux, les droits de la défense et le débat contradictoire. Pour le reste, on ne déroge à rien donc on doit fonctionner comme on fonctionne habituellement", explique Ahmed Laaouej (PS).

Même son de cloche du côté du cdH qui tient à garder cette "habitude au niveau de la Chambre". "Je crois que la transparence est un élément important, a déclaré la cheffe de groupe Catherine Fonck. Par ailleurs, le prince Laurent et son avocat demandaient également qu'il puisse être entendu publiquement donc je pense que c'est ce qui permet d'être le plus juste possible avec une procédure qui soit la plus solide possible car une fois que la décision sera prise, elle devra être appliquée".

Quant à l'idée du cabinet Stibbe, mandaté par l'assemblée, de sélectionner des députés n'ayant pas encore pris de positions critiques sur le sujet, Ahmed Laaouej estime que c'est "un non-sens de demander à des parlementaires qui du matin au soir prennent des positions politiques de tout d'un coup être vierge de tout propos polémique ou de tout propos orienté". "Par contre, chacun devra s'astreindre en fonction de son degré de conscience politique à une certaine prudence mais on ne doit pas taire tout débat démocratique", annonce le socialiste.

La commission spéciale qui sera en charge d'auditionner le frère du roi sera installée ce jeudi.

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