Prime de 1000 euros pour les koteurs wallons : mesure abandonnée, pas enterrée

Aider financièrement les familles des étudiants wallons qui louent un kot : le projet avait été lancé il y a 2 ans par l’ex-majorité régionale MR-cdH. Il a d’abord été question d’une déduction fiscale : piste abandonnée. Puis une adaptation des allocations familiales a été brièvement envisagée : piste abandonnée.

L’option finalement retenue, c’était une prime au logement de 1000 euros par an pour les étudiants kotant à plus d’une heure de voiture de leur domicile. Selon les projections, 10.000 jeunes environ auraient pu en bénéficier.

Mais le flot de critique n’a pas tardé. Notamment venu de l’opposition, qui réclamait la prise en compte des revenus des parents. De l’ULB aussi, car cette prime n’aurait été octroyée qu’aux étudiants kotant en Wallonie, et pas à Bruxelles.

La mesure n’a donc jamais dépassé le stade de la première lecture au sein du défunt gouvernement wallon, et le nouvel exécutif ne l’a pas reprise dans sa déclaration de politique régionale.

Mais elle figure en revanche dans le programme du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui "s’engage à octroyer un financement complémentaire, dans le cadre des allocations d’études, aux étudiants koteurs". On n’en sait pas davantage à ce stade. La nouvelle ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR) veut se donner le temps d’analyser le dossier.

L'AGL, l'association des étudiants de Louvain-la-Neuve, se réjouit que ce projet ne soit pas complètement enterré, même si elle avait émis plusieurs critiques à son propos. "Il y a beaucoup de manières d'aider un étudiant en situation précaire et de lui permettre un accès plus facile à un logement. La plus simple serait de construire plus de logements à prix abordable, mais aussi en améliorant les aides sociales déjà existantes, pour ne pas en arriver à une complexité administrative croissante, difficilement gérable pour un nouvel étudiant, commente son président, Arnaud Huberty. Si on en reste à un projet ressemblant au précédent, il y a beaucoup d'aspects à revoir comme l'heure de trajet théorique en voiture et la prise en compte de la réelle situation financière de l'étudiant, certains ayant plus besoin d'aide que d'autres". L'AGL se dit d'ailleurs ouverte à aider la nouvelle ministre et espère que l'avis des organisations étudiantes sera cette fois pris en compte.

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