Prime aux kots: "La Fédération W-B a tous les leviers pour prendre la même mesure" dit la ministre De Bue

La ministre wallonne du Logement Valérie De Bue
La ministre wallonne du Logement Valérie De Bue - © BRUNO FAHY - BELGA

"Que la Fédération Wallonie-Bruxelles prenne ses responsabilités : elle possède tous les leviers pour prendre la même mesure", a vivement réagi la ministre wallonne du Logement, Valérie De Bue (MR), interrogée mardi en commission du Parlement de Wallonie sur l'aide de 1000 euros que la Région veut allouer aux étudiants wallons louant un kot situé à plus d'une heure de leur domicile, pour peu que ce logement soit situé en Wallonie. Selon les estimations de la majorité régionale, quelque 10.000 étudiants pourraient bénéficier de cette prime.

Le projet, adopté en première lecture par le gouvernement régional, a suscité de nombreuses critiques, de l'opposition wallonne mais aussi des établissements situés en Région bruxelloise, exclus du dispositif, et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

"Plutôt que d'avancer sur une mesure électoraliste et empreinte d'amateurisme, que la Région wallonne nous donne l'argent et je promets de l'utiliser de manière adéquate ! Je demanderai (au gouvernement bruxellois) de venir avec le complément ! ", a ainsi récemment lancé Jean-Claude Marcourt, le ministre de l'Enseignement supérieur en FWB.

"Combien de temps aurions-nous dû encore attendre?"

"Nous avons pris une décision régionale, qui se limite donc au territoire de la Région. La Fédération Wallonie-Bruxelles aurait certainement été mieux adaptée à ce type de texte mais on n'y a jamais constaté de volonté d'avancer. Combien de temps aurions-nous dû encore attendre ? ", s'est interrogée Valérie De Bue en reconnaissant toutefois que des améliorations sont toujours possibles.

"La mesure reste soumise à l'avis de nombreuses instances, dont celui des fédérations étudiantes qui se montrent plutôt positives malgré certaines critiques. Par ailleurs, les discussions vont se poursuivre avec les régions bruxelloise et flamande afin de parvenir à un accord de coopération permettant d'élargir le système", a poursuivi la ministre wallonne.

"Nous ne provoquons pas de guerre de réseau ; nous n'opposons pas les écoles puisque tous les établissements supérieurs situés en Wallonie sont concernés et surtout, en n'imposant pas de critère de revenus, nous incluons la classe moyenne, qui paye beaucoup et n'a souvent droit à rien", a conclu Valérie De Bue.

Journal télévisé 01/02/2019

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