Présidence du MR: débat avorté entre Denis Ducarme et Georges-Louis Bouchez

Denis Ducarme : "Il aurait été appréciable qu'il n'y ait pas de consigne de vote"

Un deuxième tour verra s'affronter Denis Ducarme et Georges-Louis Bouchez afin de désigner le futur président du MR. Ils étaient tous les deux invités par la RTBF afin de débattre ce mercredi en direct sur La Première. Mais il n'y a pas eu de débat, Denis Ducarme a refusé cette formule : "Il y aura des débats, on ne doit pas tout donner à la RTBF", dit-il en forme de pirouette. Chaque finaliste a donc été interviewé séparément. Pour autant, ce n'est pas un signe que le parti est divisé, selon Denis Ducarme. Avant un débat "le temps est à l'analyse", dit-il. "Malgré le soutien de l'appareil du Mouvement, qui s'était fortement prononcé en faveur de mon concurrent Georges-Louis Bouchez, il y a un enseignement : c'est que le militant du MR ne s'est pas laissé confisquer ce scrutin".

A ceux qui ont soutenu Georges-Louis Bouchez, Denis Ducarme demande "d'entendre et de comprendre le message du militant. Le militant, c'est comme le citoyen : il demande à participer et à peser davantage sur les décisions". Selon lui "il aurait été appréciable, dans un mouvement libéral, qu'il n'y ait pas de consigne de vote". Selon Denis Ducarme, ce scrutin est le résultat du courant "libéral social et libéral progressiste, quand on additionne les résultats de Christine Defraigne  et de Philippe Goffin, on est à 25%. Je pense qu'à l'avenir il faudra respecter le courant des libéraux sociaux". Par ailleurs, sur les dossiers de l'immigration, il défend l'action menée par l'ex secrétaire d'Etat Theo Francken (N-VA).

Georges-Louis Bouchez : "On ne peut pas rassembler si on joue un côté un peu populiste de la base contre les élites"

Vient le tour de Georges-Bouchez, qui précise d'emblée que ce n'est pas lui qui a refusé un débat en direct : "Je ne comprend pas, surtout de la part de quelqu'un qui a expliqué durant sa campagne qu'il voulait plus de débats, plus de démocratie et plus de transparence. Je trouve cela un peu décevant. C'est risible" de venir à tour de rôle au micro. "On essaie de me faire passer pour l'homme de l'establishment, mais je viens de la base, et si j'ai pu arriver jusqu'ici, c'est par la force du débat, par le courage de mes opinions".

Selon Denis Ducarme, le résultat du premier tour de scrutin peut être analysé comme un avertissement de la base du MR. En guise de réponse, Georges-Louis Bouchez déclare que "le rôle du président du MR, c'est de rassembler le parti. Et on ne peut pas rassembler le parti si on joue un côté un peu populiste de la base contre les élites, cela c'est un peu un discours un peu style PTB. Nos élus sont aussi des membres, ils font aussi vivre le parti. Il n'y a donc pas d'avertissement, il y a au contraire une confirmation : je peux me prévaloir de presque le double des voix de Denis Ducarme".

"Il aurait été mieux pour le parti que l'histoire puisse s'achever hier" (autrement dit qu'un seul tour de scrutin soit suffisant). Pour autant, il n'appelle pas Denis Ducarme à se retirer.

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