Première réunion du Conseil National de Sécurité ce lundi

Le bébé a été baptisé par l'eau de la discorde. Au moment de sa naissance sous le nom conseil national de la sécurité, cdH et PS réclamaient un droit de paternité. Il existait dans le précédent gouvernement sous un autre nom mais n'avait jamais vraiment fonctionné.

Le conseil national de sécurité peut donc vivre, présidé par le Premier ministre, entouré des vice-premiers. Il y aura aussi des représentants de la justice, des renseignements. Ce n'est pas lui qui prendra la décision de relever ou non le niveau de la menace. Cela reste toujours du ressort de l'OCAM.

Le conseil devrait donc prendre ses marques et tenter de définir un cadre à la politique du renseignement. Il devrait aussi recevoir les griefs face à la situation des services de renseignement.

Bref le bébé devra montrer très vite son autonomie. Sinon il restera à nouveau dans son parc paré de toutes les bonnes intentions.

L'OCAM va-t-il réduire le niveau de menace?

C'est également ce lundi que l'OCAM, l'organe de coordination et d'analyse de la Menace doit rendre un nouveau rapport sur le niveau de menace en Belgique. Si l'OCAM décide d'abaisser le niveau à 2, actuellement il est de trois, les militaires devraient en principe rentrer dans leurs casernes. Le niveau d'alerte avait été relevé en Belgique après le démantèlement d'une cellule jihadiste à Verviers et Molenbeek mi-janvier.

Michel Lagase

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