Préformateur: Les bourgmestres de la périphérie se sentent "lâchés"

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Les bourgmestres non nommés des communes de Crainhem, Wezembeek-Oppem et Linkebeek, s'ils restent prudents vis-à-vis de la situation politique actuelle "car le sort du pays est en jeu", se sentent "lâchés".

Ils dénoncent toutefois mardi dans les pages du quotidien Le Soir le "lâchage catastrophique" des francophones de la périphérie.

Arnold d'Oreye (MR-FDF), François van Hoobrouck (MR-libéral) et Damien Thiéry (MR-FDF) estiment indispensable de "sortir du bois" et de réaffirmer collectivement leur revendication majeure, soit la consultation des populations concernées, alors que le préformateur Elio Di Rupo a présenté dimanche une proposition sur BHV.

"On nous vend pour de l'argent pour Bruxelles ! ", réagit Arnold d'Oreye. "Les francophones ont déjà laissé tomber l'élargissement de Bruxelles et la ratification de la convention-cadre pour la protection des minorités".

Le maïeur ff de Crainhem pointe lui ses deux priorités : la compétence de la Communauté française en matière de soins de santé et d'activités socio-culturelles pour les francophones de la périphérie et une loi interdisant aux Régions d'interpréter les lois linguistiques via des circulaires.

Pour François van Hoobrouck, "la seule solution concrète et durable" passe par une intégration des six communes à facilités à Bruxelles. "On ne peut envisager une aussi profonde réforme de l'Etat sans consulter les populations concernées. Pour cela, il faut, de toute urgence, modifier la Constitution afin de permettre le référendum".

Damien Thiéry déplore lui que "personne n'ose aller à l'encontre de la N-VA. Nous allons être obligés de faire de nouvelles concessions qui ne seront en aucun cas favorables à la périphérie".


Belga

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