Préavis de grève à la SNCB du 28 mai au 29 juin déposé par le nouveau syndicat: irrecevable selon la direction

Non, il ne devrait pas y avoir de grève à partir de lundi, malgré le préavis déposé par le nouveau syndicat des cheminots.

Un nouveau syndicat a été créé au sein de la SNCB, baptisée Metisp-Protect (syndicat pour la mobilité et transport intermodal des services publics-Protect) ASBL, formé d'anciens délégués de la CGSP-Cheminots. 

Ceux-ci reprochent au syndicat socialiste de ne pas assez défendre les travailleurs, notamment sur la problématique des pensions, les statuts et les conditions de travail des agents. Ils dénoncent dans le chef de certains dirigeants de la CGSP-Cheminots des conflits d'intérêt qui les empêchent de monter au front pour défendre les travailleurs, et estiment aussi que le syndicat se laisse envahir par des affiliés du PTB.

Et il fait déjà parler de lui puisque Metisp-Protect vient de faire savoir par communiqué qu'il avait décidé de déposer un préavis de grève qui pourra être suivi d’actions s’étendant sur les périodes suivantes à partir du 28 mai 2018 au 29 juin 2018 :

  • du 28 mai 2018 dès 0h01 au 29 mai 2018 à 23h59.
  • du 4 juin 2018 dès 0h01 au 6 juin 2018 à 23h59.
  • du 13 juin 2018 dès 0h01 au 15 juin 2018 à 23h59.
  • du 18 juin 2018 dès 0h01 au 19 juin 2018 à 23h59.

Ce préavis concerne l’ensemble du personnel des chemins de fer et de ses filiales, précise Metisp-Protect.

Metisp estime que la proposition d’augmentation des salaires des conducteurs de train traduit la volonté des dirigeants d’augmenter la productivité et la suppression des jours de liberté. Il y voit "la volonté d’une augmentation de la productivité et de l’abandon de jours de libertés", qui pourrait avoir "des conséquences néfastes sur la sécurité ferroviaire : des agents fatigués seront plus susceptibles d’être moins vigilants".

Le syndicat dénonce "la volonté manifeste de maintenir les cadres effectifs bien en-deçà de ce qui est prévu, au détriment de la vie sociale et privée des agents, lesquels doivent travailler plus, avec des tableaux de prestations sans cesse modifiés afin d’assurer que les postes soient pourvus", ainsi que "les nominations partisanes de certains agents se basant sur du copinage au lieu de considérations de compétences".

Il exige notamment "une revalorisation nette sans aucune augmentation de productivité pour les conducteurs de trains mais aussi tous les accompagnateurs" et "l’augmentation des recrutements d’agents statutaires dans toutes les catégories du personnel afin de combler les effectifs selon les calculs de cadre et non selon des budgets".

HR-Rail, en charge de la concertation sociale au sein des chemins de fer belges, a cependant déclaré irrecevable le préavis de grève déposé le 9 mai par le syndicat Metisp-Protect, a annoncé l’organisation de travailleurs.

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