Les allocations de chômage payées par les syndicats? C'est historique

Au 19ème siècle, les conditions de travail sont particulièrement pénibles, la protection des travailleurs inexistante. C'est à cette époque que vont se créer petit à petit les syndicats pour soutenir les malades mais aussi les chômeurs.

"Au 19ème siècle, ce sont les syndicats qui ont créé, eux-mêmes, volontairement, des caisses de secours mutuelles, comme on les appelait, avec notamment une caisse de chômage. L’idée était double : d’une part, d’aider les collègues qui avaient perdu leur emploi, de manière involontaire ; et d’autre part, aussi leur procurer un revenu de substitution, de manière à ce qu’ils ne soient pas obligés de chercher un emploi à n’importe quel prix", explique Jean Faniel, directeur général du CRISP.

Les syndicats vont ensuite faire appel aux autorités communales, provinciales puis nationales pour subsidier les caisses de chômage. Et après la deuxième Guerre mondiale, à la création de la sécurité sociale, les syndicats sont conservés comme canal de paiement des allocations de chômage.

C'est précisément cette manière de faire que remet en cause la N-VA. Les nationalistes voudraient ne plus devoir passer par les syndicats : "Si j'avais tout à dire au gouvernement, j'y mettrais effectivement un terme. C'est un système inefficace", a déclaré Bart De Wever sur le plateau de Zevende Dag, dimanche dernier.

Les syndicats, eux, insistent sur leur plus-value, leur savoir-faire et dénoncent l'attaque frontale de la N-VA.

C'est le cas de Marie-Hélène Ska, secrétaire général de la CSC : "C’est un système efficace puisque c’est un système qui permet au plus près de chaque demandeur d’emploi de pouvoir leur payer le montant exact et donc de faire valoir aussi les droits qui sont ceux des demandeurs d’emploi d’être payés, de toucher une allocation pour laquelle ils ont cotisé."

Une position que partage Marc Gobelet, secrétaire général de la FGTB : "C’est tout à fait une position qui est une position idéologique qui est de remettre en cause tout ce qui peut être des piliers pour assurer quelque part une protection des travailleurs des allocataires sociaux avec ces visions de droite et ces visions cofédéralistes."

De toute façon, le débat n'est pas sur la table. Sur ce sujet, la N-VA paraît bien isolée...

 

Avec C. Hick

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