Pourquoi les syndicats ont-ils décidé d'une grève générale le 13 février ?

Les interlocuteurs sociaux n’ont pas pu s’entendre. Réunis au sein du groupe des Dix pour discuter de la nouvelle marge salariale, dans le cadre de l’accord interprofessionnel 2019-2020, patrons et syndicats n’ont pu trouver un accord. Le Conseil central de l’Economie, dans un rapport, ne permettait qu’une marge maximale de l’évolution des salaires limitée à 0,8% (hors indexation). Beaucoup trop bas pour les bancs syndicaux qui réclamaient 1,5%.

Alors que les négociations auraient dû reprendre ce mercredi, la CSC, la FGTB et la CGSLB ont consulté leurs instances, ce mardi, avant de s’entendre, à trois, pour mettre sur pied une grève générale ce 13 février, concernant tous les secteurs et tout le pays : « les syndicats prennent leurs responsabilités et tirent la sonnette d’alarme en organisant une action sur le terrain » indiquent de concert verts, rouges et bleus.

Le gouvernement souhaite que les discussions continuent

D’un côté, les syndicats déplorent le peu d’ouverture de la part des employeurs, entre autres sur la question du salaire minimum et sur une augmentation des salaires supérieure à 0,8%. De l’autre, ils dénoncent le « carcan impossible » mis en place par le gouvernement fédéral. Ce dernier a revu la loi de 1996 sur la compétitivité et la loi salariale, bloquant ainsi, selon le monde syndical, l’augmentation « réelle » des salaires qui devrait se situer autour de 2,8% selon la CSC.

Le Premier ministre Charles Michel et le ministre de l’Emploi Kris Peeters, depuis Davos, demandent aux interlocuteurs sociaux de continuer de faire des efforts. Pas certain que les deux hommes soient entendus.

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