Pourquoi le service garanti du TEC n’a pas fonctionné mardi lors de la grève?

Pourquoi le service garanti du TEC n'a pas fonctionné mardi lors de la grève ?
Pourquoi le service garanti du TEC n'a pas fonctionné mardi lors de la grève ? - © ALEXIS TAMINIAUX - BELGA

Le syndicat socialiste FGTB-CGSP avait lancé une journée d’action nationale mardi. Elle devait donner lieu, selon un accord signé en mars entre le gouvernement wallon et l’OTW (gestionnaire du TEC), à un « service garanti » pour les bus du TEC. Problème, ce service garanti n’a pas été mis en place par les syndicats. Fureur du côté du ministre wallon des Transports, Carlo Di Antonio (cdH) qui accuse le syndicat de non-respect de contrat et d’action politique. La FGTB, elle, explique que la journée d’hier n’était pas concernée par l’accord signé avec le gouvernement.

Que dit l’accord?

L’accord signé entre l’OTW, le nouveau du nom du TEC, et le gouvernement wallon est celui-ci : « En cas de mouvement de grève entraînant l’interruption de service, l’OTW s’engage à allouer prioritairement le personnel disponible de manière à assurer la continuité du service public sur un maximum de lignes essentielles selon une priorisation établie ».

Mais une exception a été laissée dans l’accord, précise Carlo Di Antonio. « Ce service garanti n’est pas appliqué en cas de grève interne au TEC. » Il faut donc distinguer un mouvement syndical commun à plusieurs secteurs que la FGTB soutiendrait d’une part, et une grève interne à la TEC, pour un point précis comme une négociation salariale des chauffeurs de bus, d’autre part. Dans le premier cas, il y a service garanti. Pas dans le second. Pour le syndicat, l’exception concerne tous les mouvements de grève, et pas seulement les grèves internes à la TEC.

La différence d’interprétation est de taille. Car pour Carlo Di Antonio, la journée de mardi était une action commune à plusieurs secteurs. C’est d’ailleurs ce qui était annoncé par la FGTB-CGSP, le mouvement devait s’attaquer aux mesures du gouvernement Michel prises ces cinq dernières années. Le conflit n’est donc pas propre à la TEC et le service garanti devait s’appliquer.

A l’inverse, côté syndical, la journée de mardi était une journée de grève, ce qui rentre dans la fameuse exception. Il n’y avait donc pas de service garanti.

« Des sanctions vont être prises »

« Mécontent et surpris », le ministre Di Antonio (cdH) a promis des sanctions, soutenu par son ministre-président wallon Willy Borsus (MR) sur Twitter. Le gouvernement wallon en discutera ce jeudi. Mais quelles sanctions seront prises ? Si sanctions financières il y a, le gouvernement veut éviter qu’elles ne retombent sur les voyageurs qui ont déjà été pénalisés ce mardi.

Pour Carlo Di Antonio, c’est clair. Le syndicat socialiste a profité d’être à dix jours des élections pour porter un coup politique à un gouvernement de centre droit. Un syndicat socialiste qui espère, bien entendu, des jours meilleurs sous un gouvernement wallon plus à gauche que l’actuel après les élections.

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