Pourquoi le PS ne ferme-t-il plus la porte à la N-VA au fédéral?

Les gouvernements de la Région Wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont désormais formés. Côté flamand, les négociations se poursuivent entre La N-VA, le CD&V et l'Open VLD. Mais au fédéral, cela n'avance manifestement pas.

Pourtant, du côté du PS, on ne peut plus parler de non ferme au sujet de la N-VA. Évolution ? Changement de tactique ? Patience, répond Paul Magnette. "Je pense que nous n'en sommes pas encore à former des coalitions pour le gouvernement fédéral. On n'a même pas encore eu de véritable discussion sur le fond", tempère-t-il.

"Nous attendons de voir s'il y a des partis, au nord et au sud du pays, qui acceptent de renoncer à l'austérité européenne comme nous l'avons fait en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Peut-on, à partir de là, refinancer les politiques sociales ? Les soins de santé ? La sécurité sociale ? Augmenter les bas salaires ?", énumère Paul Magnette. Les points d'interrogation semblent se multiplier.

"Tant que l'on n'aura pas répondu à cela, tout le reste n'est que spéculation", promet le négociateur socialiste. Mais selon ces critères, force est de constater qu'un travail avec la N-VA s'avère périlleux. "Tout est compliqué, confirme le bourgmestre de Charleroi. Mais je pense que l'on peut tenter de trouver des accords intégrés. Mais le Parti Socialiste n'ira pas au pouvoir pour le plaisir d'aller au pouvoir, ni pour dépanner l'ancienne majorité suédoise et son déficit de 12 milliards, lance-t-il. Nous sommes prêts à donner un coup de main, mais uniquement si cela permet d'apporter une réponse à la question sociale et à l'urgence écologique." À bon entendeur.

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