Pourquoi le pacte migratoire gêne la N-VA

Pourquoi le pacte migratoire gêne la NVA…
Pourquoi le pacte migratoire gêne la NVA… - © DIRK WAEM - BELGA

Avec ses 23 objectifs et sa cinquantaine d’engagements, le pacte global pour une migration sûre, organisée et régulière des Nations Unies pose problème à la N-VA. 

Le texte n’a pourtant rien de contraignant, il respecte la souveraineté des Etats mais propose une trajectoire qui dérange les nationalistes.

Basé sur une coopération internationale et sur les droits de l’homme, le pacte considère la migration comme une source de prospérité. Il encourage les décideurs à protéger les migrants et à veiller à leur bien-être en luttant contre la discrimination et la lutte contre le trafic des êtres humains.

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Une vision positive qui dérange ?

Cette vision positive de la migration est considérée trop éloignée de la politique prônée par le parti. La N-VA reproche notamment au pacte de faciliter le regroupement familial, d’éviter l’enfermement des migrants et de créer un appel d’air.

Même si le texte n’est qu’un engagement moral, les nationalistes craignent également qu’il soit repris par les tribunaux en cas de litige. Ils veulent éviter toute jurisprudence en la matière.

La N-VA n’est pas seule

En Europe, le pacte a déjà été rejeté par l’Autriche, la Bulgarie, la Pologne, la Tchéquie, la Croatie et le Danemark. Des pays qui pour la plupart sont gouvernés par l’extrême droite. Aux Pays-Bas et en Allemagne, des voix se sont également récemment élevées contre le texte.  

La N-VA, toujours soucieuse de donner une image ferme sur les thèmes qui touchent à la migration, avait presque tout intérêt à leur emboiter le pas.

 

Soir Première 20/11/2018

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