Pourquoi Infrabel veut supprimer tous les passages à niveau du pays

D'ici deux semaines, 3 des 5 derniers passages à niveau de Bruxelles auront disparu. À Liège, deux autres viennent d'être supprimés. Infrabel tente en fait d'en éliminer un maximum à cause des accidents, qui y sont fréquents. 

"On compte en moyenne un accident par semaine, et une personne décédée ou grièvement blessée par mois sur les passages à niveau", déplore Arnaud Reymann, porte-parole d'Infrabel. "Quand les gens ne respectent pas les feux des barrières, cela occasionne aussi des retards, au total près de 400 heures par an."

Il faut donc selon Infrabel supprimer ces passages à niveau au plus vite, et les remplacer, dans la plupart des cas, par d'autres dispositifs : un couloir sous les voies lorsqu'il s'agit d'un passage pour piétons, un pont ou un tunnel pour les véhicules. 

Encore 1700 passages à niveau

Mais les passages à niveau sont encore nombreux en Belgique : il en reste environ 1700. "Nous en avons supprimé près de 400 depuis la naissance d'Infrabel, qui date de 2005", précise Arnaud Reymann.

"Mais vu le nombre de passages restants, et surtout au vu des oppositions émises par les riverains, on ne peut pas s'attendre à les avoir tous éliminés dans un futur proche." Car les négociations avec les riverains peuvent parfois durer plusieurs dizaines d'années. Ceux-ci se plaignent notamment des nuisances occasionnées par les chantiers, mais ont surtout peur de devoir changer leurs habitudes de circulation quand le tracé des rues est modifié ou encore d'avoir du trafic dans leur quartier autrefois calme.

Plusieurs dizaines de chantiers de suppression sont en cours ou en cours de négociation. Infrabel cible en priorité les passages à niveau où il y a le plus d'accidents, et chaque chantier coûte en moyenne un million d'euros.

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