Pourquoi aider ceux qui se rendent malades? La polémique est lancée

Pour le docteur Pedro Brugada, les autorités devraient être plus sévères avec les patients qui se rendent eux mêmes malades.
Pour le docteur Pedro Brugada, les autorités devraient être plus sévères avec les patients qui se rendent eux mêmes malades. - © ERIC LALMAND - Belga

Une polémique est née ce week-end dans le journal De Morgen. Un cardiologue des cliniques universitaires de Jette a amorcé un débat éthique. Pour le docteur Pedro Brugada, les autorités devraient être plus sévères avec les patients qui se rendent eux mêmes malades. Exemple : les fumeurs.

Pour le docteur Brugada, il faut ouvrir ce débat : "Si des fumeurs après une opération cardiaque continuent de fumer, est-il normal d'encore rembourser les soins après ?", demande le médecin. Pour lui, la politique de santé devrait s'adapter à la politique en matière d'environnement où le pollueur paie.

Le récidiviste ne pourrait donc plus être remboursé. Pour lui, il faut tout axer sur la prévention et arrêter le "je m'en foutisme". Pourquoi encore investir dans des personnes qui se rendent malades ?

C'est déjà ce qui se passe dans le système de santé britannique. Refus de greffe de poumons pour de trop grands fumeurs, choix des opérations en fonction du profil du patient, âgé, jeune, actif, non actif.

Ce lundi matin, toujours dans le Morgen, le président des mutualités chrétiennes réagit. Mark Justaert estime qu'il faut se poser la question : "Les grands fumeurs qui ont subi une lourde opération cardiaque et qui persistent après, ont-ils encore droit  à un remboursement ?". Mais Mark Justaert ne veut pas exclure tous les fumeurs. Il s'agirait  de réfléchir aux cas les plus flagrants.

Et surtout attention à la porte qui s'ouvrirait vers d'autres comportements à risques. Sa santé par rapport à la politique de santé. C'est tout l'enjeu.

Michel Lagase
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