Pour Willy Borsus, la baisse des aides européennes de 11% pour la Wallonie est "le scénario du pire"

Pour Willy Borsus, la baisse des aides européennes de 11% pour la Wallonie est "le scénario du pire"
Pour Willy Borsus, la baisse des aides européennes de 11% pour la Wallonie est "le scénario du pire" - © Tous droits réservés

La Foire de Libramont s'est ouverte ce vendredi matin sous un soleil de plomb. Contrairement aux années précédentes, cette édition n’est pas marquée par une crise alimentaire.

Le risque zéro n’existe pas

Comme le veut la coutume, la Foire de Libramont est l’occasion pour les responsables politiques de faire passer leurs messages. Denis Ducarme (MR), ministre fédéral de l’Agriculture, estime que les acteurs du monde agricole mettent tout en œuvre pour assurer la qualité des produits agricoles, mais reste prudent: "Le risque zéro n’existe pas. On travaille avec les opérateurs, avec les agriculteurs, avec l’Afsca pour garantir au mieux un produit de qualité pour les consommateurs. Ensemble, nous devons et voulons garantir la santé du consommateur. Quand on parle d’agriculture, de produits du terroir, c’est aussi parler sécurité alimentaire et sanitaire. On est tous engagés pour rencontrer cet objectif."

Willy Borsus, ministre-président de la Wallonie, veut que le contenu soit de bonne qualité des assiettes dans les années futures : "C’est un engagement collectif de l’ensemble des autorités, des administrations et de l’ensemble des niveaux de pouvoir. Ça doit être une réalité absolue."

Baisse des aides européennes

Outre la sécurité alimentaire, les subventions européennes sont un thème qui inquiète. Selon le budget proposé par la Commission européenne, la Wallonie perdrait 11% de ses aides européennes après 2020. Willy Borsus ne souhaite pourtant pas céder à la panique : "Ce sont des chiffres et une analyse provisoires. On travaille pour le moment sur des projections sur base de la proposition de la Commission européenne. Il y a encore beaucoup de points qui doivent être décidés à l’avenir."

Selon le ministre-président, Une série de critères ne sont, aujourd’hui, pas encore connus: "Notre administration a étudié le scénario du pire. Nous sommes en dialogue avec la Commission pour travailler l’ensemble de ces critères de manière à minimiser la perte pour la Wallonie."

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