Pour Siegfried Bracke, "le désarroi est total" dans le monde politique flamand

Pour Siegfried Bracke, "le désarroi est total" dans le monde politique flamand
Pour Siegfried Bracke, "le désarroi est total" dans le monde politique flamand - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

L’ancien président de la Chambre Siegfried Bracke (N-VA) dépeint, dans une opinion publiée sur Doorbraak.be, un monde politique flamand en plein désarroi, à l’exception des deux formations extrémistes. Il dénonce notamment la volonté d’une partie de la N-VA de renoncer au Fédéral pour pouvoir taper pendant cinq ans sur ce niveau de pouvoir depuis le gouvernement flamand.

Depuis qu’il a quitté la vie politique active à l’issue des élections de mai dernier, Siegfried Bracke donne de temps en temps son opinion sur la situation politique. Cet été, il avait notamment dénoncé sur la VRT la dureté avec laquelle les politiciens se traitent, les querelles et même le "langage martial" qui pollue selon lui le petit monde du 16 rue de la Loi.

Sur le site d’opinions Doorbraak.be, il va un peu plus loin encore. "La désorganisation politique et la détresse sont totales. Le Vlaams Belang et le PTB font exception, mais pour le reste, c’est le 'désarroi'", écrit M. Bracke.

Son parti, la N-VA, peine à boucler les négociations pour la formation d’un gouvernement flamand avec deux autres formations politiques qui ont elles aussi régressé aux dernières élections : le CD & V et l’Open Vld. Au Fédéral, les tentatives des leaders N-VA d’ouvrir des pourparlers avec le PS se heurtent au refus de ce dernier de parler de confédéralisme comme l’exigent les nationalistes.

A en croire Siegfried Bracke, tous ces partis, y compris la N-VA, s’exposent ainsi à l'"autodestruction", parce qu’ils ne s’occuperaient que de "petits jeux tactiques et stratégiques", ce qui s’est déjà traduit par leurs défaites électorales le 26 mai dernier.

"A la N-VA, certains espèrent pouvoir taper pendant cinq ans sur le dos du gouvernement fédéral depuis le gouvernement flamand, et en tirer massivement profit en 2024. Cette stratégie ne fonctionnera jamais, car c’est justement ce dont les gens sont dégoûtés." L’ancien journaliste critique aussi le rôle des médias, accusés de ne faire que courir d’un incident à un autre.

 

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