Pour Rudy Demotte, la priorité ce n'est pas le plan B mais l'économie

Rudy Demotte
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Rudy Demotte - © RTBF

Alors que le fameux "Plan B" pour la Belgique était à la une des médias ce week-end (Charles Picqué et Bart De Wever), le ministre-président wallon Rudy Demotte estime, lui, que les défis à relever en priorité ne sont pas d'ordre institutionnel mais économiques et démographiques.

Le fameux "Plan B", post-Belgique fédérale, était sur toutes les lèvres ce week-end. Charles Picqué avait déclaré ce samedi dans le grand oral RTBF-Le Soir que "le plan B ne nous (les francophones, ndlr) a jamais quittés" tandis que Bart De Wever a, lui, appelé dans "L'indiscret" de ce dimanche les partis francophones à discuter, dès après les prochaines communales, de la mise en place du confédéralisme.

Mais pour Rudy Demotte, le ministre-président de la région wallonne, ce débat sur les institutions de la future Belgique (ou de ce qu’il en restera) n’est pas le principal défi à relever.

Invité de Matin Première ce lundi, le socialiste y a précisé que, d'après lui, ce qu’il faut pour "préparer l’avenir" c’est savoir comment "créer de la valeur ajoutée".

"Quel que soit le modèle institutionnel" que l’on choisit, "les défis principaux sont la démographie et l’économie", a-t-il affirmé. Dans ce cadre, il faut apporter "les solutions que la population attend pour son propre avenir" or ces défis "ne vont pas changer", que l’on soit dans une Belgique fédérale ou confédérale.  

L'appel de Bart De Wever à négocier déjà le confédéralisme? Il ne faut pas "préempter le vote citoyen"

Pour autant, il ne balaie pas le débat institutionnel d’un revers de main et admet qu’il y a "péril en la demeure si des gens qui prônent l’éclatement du pays devaient l’emporter en Flandre".

Ainsi, si comme le prédisent les sondages, la N-VA réalise un score de près de 40% aux régionales de 2014, l’avenir institutionnel de la Belgique se posera très vite en tête des agendas.

Mais cette perspective ne doit pas empêcher de prendre "des décisions à très court terme" pour "changer le quotidien des gens à partir d’aujourd’hui".

Disant ne pas savoir ce qui se trame dans le gouvernement flamand, le ministre-président wallon assure que dans son gouvernement, "on travaille d’arrache-pied pour avoir des perspectives économiques".

Quant à l’appel de Bart De Wever à discuter dès après les communales d’octobre pour préparer le confédéralisme (en anticipant donc une victoire de la N-VA aux élections régionales de 2014), Rudy Demotte répond tout simplement que l’on ne peut pas "préempter le vote citoyen". Pour savoir avec qui et de quoi discuter avec la Flandre, "attendons les résultats réels" des urnes et "ne basons pas notre politique sur des sondages".

Ju. Vl.

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