Pour Louis Michel, c'est l'heure des libéraux

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Le Roi va prendre une nouvelle initiative pour relancer les négociations de formation d'un gouvernement. Cette fois, on s'attend à ce que les libéraux soient à la manœuvre. Dans Matin Première, le député européen MR Louis Michel trouverait cela "logique".

Le MR est-il donc bien placé pour recevoir une mission du Palais ? "Moi, je ne participe pas à ces spéculations", répond d'abord Louis Michel, avant d'ajouter : "Il y aurait une logique à ce que les libéraux entrent dans le processus. Ce sont les seuls à en avoir été éloignés".

Il poursuit : "Il est important que les libéraux puissent faire valoir leur volontarisme et leur volonté de servir l'Etat", mais rappelle : "Il appartient au Roi d'évaluer la situation".

Quelle méthode pour réussir ?

"Il faut un gouvernement qui puisse prendre les mesures socio-économiques qui s'imposent, c'est la priorité. Il faut dépasser les problèmes institutionnels. La méthode ancienne qui consiste à faire du patchwork n'est pas bonne".

Selon le ministre d'Etat libéral, pour réussir ces négociations, il faudra sans doute revoir la méthode : "Il faudra d'abord savoir de façon précise ce qui a été négocié. On doit surtout être plus clair. Une réforme de l'Etat qui ne sert personne ne sera pas une bonne réforme." Louis Michel veut surtout définir clairement qui fait quoi, et partir de ce qui existe, pour juger si une compétence est mieux au fédéral, ou régionalisée. Il veut "un vrai débat sur plus ou moins de responsabilités".

Sans mettre la pression, Louis Michel trouverait logique que les libéraux soient à la fois au fédéral et à la Région et à la Communauté

Louis Michel est aussi resté très prudent mercredi quant à l'exigence du MR d'entrer dans les majorités régionales et communautaires s'il est appelé à négocier une participation au gouvernement fédéral. La situation devra être évalué à la lumière des circonstances, a-t-il dit, tout en ajoutant qu'il ne "voyait pas pourquoi la logique des gouvernements miroir qui a été retenue par l'Olivier pour des raisons de cohérence ne vaudrait pas pour les libéraux".

"Jusqu'à présent, la participation aux exécutifs régionaux était une condition de participation et je n'ai pas souvenance qu'une instance du parti soit revenu sur cette décision, mais nous devrons réévaluer les choses à la lumière de l'évaluation des circonstances", a souligné Louis Michel.
Egypte : le régime a trop tardé

En tant qu'ancien chef de la diplomatie belge et ancien commissaire européen, Louis Michel a aussi donné son avis sur l'évolution récente de l'Egypte : "Le rôle géostratégique de l'Egypte est essentiel. Les Frères musulmans essaient de rassurer mais ils sont contre l'accord israélo-égyptien" mais surtout, à ses yeux,

"le régime d'avant a trop tardé à s'ouvrir".

Pour Louis Michel, "il ne faut pas dire que l'Europe soutenait ces régimes, on tentait diplomatiquement de faire pression avec des succès aléatoires. La politique du mégaphone était peu payante. L'Egypte était essentiellement soutenue par les Etats-Unis. Et certains Européens font plus que suivre les Etats-Unis".

 

JFH avec Belga

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