Pour le remplacement des F-16, la France (et son Rafale) dit à la Belgique: "Pensez Europe"

Un sommet franco-belge se déroule ce lundi afin d'améliorer la lutte contre le terrorisme : "Il s'agit maintenant d'envisager l'évolution vers une menace endogène de la menace, comme l'ont montré les tragiques événements de Liège, c'est-à-dire des gens qui se sont radicalisés en Belgique et en France. Nous sommes dans la même situation et nous voulons faire face ensemble à cette menace accrue" explique l'ambassadrice de France en Belgique Claude-France Arnould, interrogée à ce sujet sur La Première.

"Il faut expérimenter, échanger les expériences et il faut être sûr qu'on a mis tous les moyens que l'on pouvait mettre" afin de lutter contre le terrorisme et la radicalisation.

"Partenariat global"

En ce qui concerne le remplacement des F-16 belges, qui pourrait également faire l'objet de discussions en coulisses aujourd'hui, la France avec son Rafale est "toujours dans la course" estime la représentante de l'Etat français : "Notre proposition couvre les demandes faites par la Belgique dans le cadre de l'appel d'offre. En plus, depuis septembre, l'offre française s'est développée à la lumière des événements : vous trouverez des propositions comme celle de donner aux Belges l'accès aux porte-avions français, s'il prennent la version navale du Rafale. C'est un partenariat global pour un système de combat qui a été proposé en septembre, et qu'on affine depuis, qui est sur la table et qu'on est prêt à discuter plus en profondeur".

Au niveau européen, "si la Belgique est associée pour le Rafale au constructeur qui aura le lead pour le système de combat futur (ce qui est agréé au niveau franco-allemand), elle sera associée aux techniques qui vont évoluer vers le système de combat" selon Claude-France Arnould. "Ce n'est pas du chantage, c'est de la réalité technologique. On offre aux Belges de s'associer au cœur des développements technologiques, au nord et au sud du pays".

"Pensez Europe"

Par rapport à l'offre américaine concernant le F-35 et l'offre britannique de l'Eurofigther Typhoon, "il est évident qu'il y a une carte européenne et une carte d'autonomie stratégique" à examiner, selon l'ambassadrice. La France dit à la Belgique : "Pensez Europe. Aujourd'hui et surtout demain". Si la Belgique ne valide pas l'offre française, "il n'y aura pas de représailles. C'est à la Belgique de voir dans quelle situation elle sera sur le plan budgétaire et sur le plan technologique. Et aussi dans quelle situation géostratégique elle se met".

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