Pour le CD&V, la polémique Zuhal Demir n'est pas close

La polémique née des propos de la secrétaire d'État Zuhal Demir (N-VA) sur le CD&V "n'est pas encore close", indiquait-on lundi chez les chrétiens-démocrates flamands, après que la principale intéressée a affirmé le contraire. Le CD&V menace même de boycotter la note politique que la secrétaire d'Etat N-VA doit présenter à la Chambre après les vacances de Pâques, écrit De Standaard.

Le président du CD&V Wouter Beke avait exigé des excuses, "or nous n'en avons reçu aucune". La nouvelle secrétaire d'État à l'Égalité des chances avait, dans un entretien publié dimanche dans le journal De Zondag, vivement critiqué le CD&V en le qualifiant de "parti musulman", prêt à "tout" pour récolter des voix, et considérant à ce titre les musulmans de Belgique comme du "bétail électoral".

Du côté du CD&V, le député fédéral Eric Van Rompuy dénonce l'escalade "d'extrême droite, trumpienne et populiste", mais sans pour autant vouloir entraîner la chute du gouvernement.

Le Premier ministre Charles Michel (MR) avait rappelé à l'ordre Zuhal Demir qui, dans un message sur Twitter dimanche soir, avait accepté les critiques du chef du gouvernement. Elle jugeait dès lors l'incident clos. Son entourage avait laissé entendre qu'elle ne présenterait pas d'excuses. Au CD&V, on reconnaissait lundi dans le tweet de la secrétaire d'État un pas dans la bonne direction, mais insuffisant à ce stade.

Le président du sp.a, John Crombez, a pour sa part qualifié lundi tant le Premier ministre Charles Michel d'" andouille " pour ne pas avoir réussi à rappeler à l'ordre Zuhal Demir de manière satisfaisante à ses yeux. "L'insulte et la sémantique de Trump ne sont pas un modèle", a répondu Denis Ducarme à ce sujet.

 

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