Port du masque dans les magasins: les zones de police préfèrent la sensibilisation aux contrôles

Dès ce samedi, vous devrez porter votre masque si vous vous rendez dans un magasin. Fini la simple recommandation! C'est désormais une obligation. Plus question de pénétrer dans une surface commerciale sans porter un masque. C'est ce qu'ont décidé les autorités fédérales et cette obligation entrera en vigueur ce samedi 11 juillet dans plusieurs lieux publics.  

Mais que fera la police si elle constate qu'un individu ne porte pas de masque ? Pour le savoir, nous avons contacté plusieurs zones de police locales du pays.

Pas de contrôle renforcé mais surtout de la sensibilisation 

Un peu partout, on nous explique que les zones de police seront bien sûr attentives mais qu'"il n'y aura pas de contrôle renforcé". Les interventions se feront sur demande, comme dans le cas d'un commerçant qui rencontrerait des difficultés avec un client refusant de porter un masque.

Même tonalité du côté de Woluwé-Saint-Lambert, l'une des quatre communes bruxelloises qui imposent, depuis plusieurs semaines déjà, le port du masque dans les commerces. "Nous continuerons à faire des rappels, à faire des injonctions, comme nous le faisons depuis le début", nous explique le bourgmestre Olivier Maingain (Défi). "Ce n'est que si le citoyen n'obéit pas qu'il peut y avoir amende administrative". Mais est-ce fréquent ? "Non, répond Olivier Maingain, car ce qu'on constate, c'est que les gens ont un masque dans leur poche et il suffit de leur rappeler qu'il est obligatoire pour qu'ils le sortent et le portent".

A Woluwé-Saint-Lambert, comme ailleurs, on nous explique que "les policiers cherchent d'abord à sensibiliser et à convaincre, avant de passer à l'amende administrative".    

Concernant le montant de cette amende, les autorités locales attendent l'arrêté ministériel pour connaitre la base légale. On devrait être dans la continuité de ce qui existe, c'est-à-dire 250 euros d'amende pour les particuliers et 750 euros pour les professionnels, avec une éventuelle fermeture du commerce en cas d'infraction répétée. A confirmer bien sûr une fois que l'arrêté ministériel sera publié.

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