Politic fighter, les duels des élections : en Hainaut, Jean-Marc Nollet (ECOLO) affronte Elio Di Rupo (PS)

Politic fighter, les duels des élections : en Hainaut, Jean-Marc Nollet (ECOLO) affronte Elio Di Rupo (PS)
Politic fighter, les duels des élections : en Hainaut, Jean-Marc Nollet (ECOLO) affronte Elio Di Rupo (PS) - © Tous droits réservés

A quelques jours des élections régionales, fédérales et européennes, la rédaction web de la RTBF a voulu illustrer quelques enjeux de ces scrutins en mettant en scène une série de duels représentatifs de ceux-ci.


Les prochains duels à venir : Theo Francken (N-VA)-Maggie De Block (Open VLD) / Kristof Calvo (Groen)-Jan Jambon (N-VA)


Pour les déterminer, nous avons choisi quelques cas où deux personnalités « populaires » s’affrontent, et où des sièges pourraient basculer dans l’un ou l’autre camp, et avoir donc une influence peut-être décisive sur les forces en présence au moment de négocier une majorité. Bien sûr, l’enjeu ne se limitera pas dans ces circonscriptions à ce seul duel, d’autres acteurs se mêleront au combat, mais nous avons déterminé les protagonistes notamment en fonction de leur force symbolique.

De même, les atouts et les faiblesses décrites dans ces duels sont un peu « stéréotypés » : ils se basent sur la perception que le grand public a des politiciens en question.

 

Premier duel : Jean-Marc Nollet – Elio Di Rupo

Terrain de combat Le Hainaut. Elections à la Chambre
Combat précédent

 

2014 : victoire écrasante de Di Rupo (voir ci-dessous). 9 députés PS contre 1 Ecolo.

Popularité Sur base du dernier baromètre politique, bien qu’en baisse de 3% par rapport à la dernière vague, la popularité d’Elio Di Rupo reste supérieure à celle de Jean-Marc Nollet : 29% des sondés voudraient lui voir jouer un rôle, contre 25% pour Jean-Marc Nollet. L’ECOLO a lui perdu 5% d’opinions favorables depuis la dernière vague.
Présence en ligne En se fiant aux résultats de requête Google, ou aux tendances dans les recherches, Elio Di Rupo est bien plus présent en ligne. Son nom a été 4 fois plus recherché que celui de Jean-Marc Nollet durant la période de 90 jours précédant l’élection.
Expérience Là aussi, avantage à Elio Di Rupo. Cela fait 42 ans qu’il occupe des fonctions à un niveau supra-communal, contre 24 ans pour Nollet. Et surtout, lui a été Premier Ministre !

 

Les combattants à la loupe

 

  Elio Di Rupo Jean-Marc Nollet
Age 68 ans 49 ans
Voix de préférence en 2014 181.964 7.936
Atouts

 

Expérience du terrain : Elio Di Rupo est très présent sur le terrain en Hainaut. Il parle à tout le monde et tout le monde le connaît.

Homme d’État : Premier Ministre de 2011 à 2014 dans des circonstances très difficiles, il a montré sa capacité à diriger le pays

La force tranquille : Souvent attaqué, Elio Di Rupo tente de la jouer « au-dessus de la mêlée », sans s’énerver.

 

Air du temps : La lutte pour le climat est devenue une des préoccupations majeures des jeunes. C’est Ecolo qui porte le plus cette préoccupation

Le sens de la formule : Que ce soit à la Chambre ou en débat, il a énormément de répartie

Une image « propre » : C’est un des rares politiques à n’avoir été mêlé ni de près de loin à un scandale politique

Faiblesses

 

L’âge : Même au sein de son parti, certains estiment qu’il a fait son temps

 

L’image du PS : Publifin, SamuSocial : les scandales ont éclaboussé le parti et en tant que président, il n’a pas toujours su les gérer

 

Le photovoltaïque : Même si ce n’est pas lui qui a mis en place les certificats verts, on lui reproche la dette wallonne liée aux primes pour les panneaux voltaïques

 

Agressivité : Son côté pitbull, pas toujours consensuel, en agace beaucoup, en politique comme parmi les citoyens

Analyse des forces et faiblesses

Les statistiques personnelles sont plutôt favorables à Elio Di Rupo. Mais Ecolo a le vent en poupe et son coprésident pourrait bénéficier de l’importance donnée par les jeunes aux thèmes environnementaux et à la lutte contre le réchauffement climatique en particulier.

On a ici une véritable opposition de style, Elio Di Rupo incarnant l’expérience et Jean-Marc Nollet le changement. Que ce soit justifié ou pas, celui-ci a toutefois laissé une image peu positive de son action au gouvernement au sein du grand public. On lui reproche de ne pas avoir su gérer la crise du photovoltaïque, ainsi que la mise en place des écotaxes.

Les enjeux

Malgré tous les éléments favorables à Ecolo, le duel reste déséquilibré en Hainaut. En fait, il est pratiquement certain que le PS perdra des plumes, mais qu’il gardera sa place de premier parti, et qu’Elio Di Rupo sera recordman des voix sur la province. Tout comme il est plus que probable qu’Ecolo, qui avait fait un très faible résultat en 2014, améliorera son score.

L’enjeu, c’est de voir combien l’un va perdre (le PS avait obtenu 41% des voix, et 9 sièges sur 18) et combien l’autre va gagner (Ecolo n’avait obtenu que 5% des voix, et un seul siège sur 18).

A noter que le duel sera arbitré par un Denis Ducarme en grand danger : il remplace un Olivier Chastel qui avait emmené en 2014 la liste MR vers 5 sièges sur 18, soit un de plus qu’en 2010. Il sera difficile de les conserver...

La projection en sièges de Pascal Delwit sur base du dernier baromètre n’en annonce plus que 3 pour le MR. Mais il ne s’agissait que d’un sondage et d’une projection.

Vainqueur ?

Réponse le 26 mai

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